"Nous sommes aussi transparents que possible" sur ces opérations, a affirmé le colonel Jeroen Poesen, chef des opérations de la composante aérienne, à l'occasion d'une conférence de presse de la Défense. Il insiste toutefois sur le danger d'une communication trop précise pour les militaires sur le terrain et rappelle que la coalition internationale ne communique jamais sur le nombre de victimes en fonction du pays qui mène l'opération. Le contrôle démocratique est toutefois garanti auprès de la commission spéciale de la Chambre, ajoute le militaire. Il y a un mois, l'ONG britannique Airwars avait dénoncé le manque de transparence des pays de la coalition sur leurs opérations contre l'EI, pointant spécifiquement la Belgique. "En raison du manque d'information publique sur les opérations belges, il est actuellement impossible de vérifier si la force aérienne belge est responsable de la mort de civils dans ces deux pays", avait-elle souligné. L'ONG pacifiste Vredesactie avait tenu un discours similaire. "Nous sommes sûrs à 100% de mettre tout en ?uvre pour ne pas faire de victimes civiles (morts ou blessés graves, ndlr). Et je peux dire avec certitude que les analyses n'ont jusqu'à présent livré aucun rapport faisant état de victimes civiles lors de missions belges. Mais dans de telles situations, on ne peut jamais dire avec 100% de certitude qu'il n'y a pas eu de victimes", a nuancé le colonel Poesen. La Défense s'est déjà montrée plus assertive par le passé pour assurer que la Belgique n'avait encore causé aucune victime civile. "Nous devons le dire honnêtement: on ne peut jamais être sûr à 100%. Ce n'est pas comme pour un accident ou une explosion, quand la police et le parquet peuvent descendre sur place. Ce n'est pas comme ça que ça marche à Mossoul ou Raqqa", a ajouté le militaire. Il précise qu'au moindre doute sur la possibilité de faire une victime civile, la frappe est annulée. Le contrôle n'est pas assuré que par la Belgique: s'il existe une suspicion de "dommage collatéral", le dossier est examiné par la coalition internationale et confronté à d'autres sources. La coalition a ainsi déjà reconnu avoir fait des victimes civiles, mais jamais lors d'une intervention belge, note le colonel Poesen. (Belga)

"Nous sommes aussi transparents que possible" sur ces opérations, a affirmé le colonel Jeroen Poesen, chef des opérations de la composante aérienne, à l'occasion d'une conférence de presse de la Défense. Il insiste toutefois sur le danger d'une communication trop précise pour les militaires sur le terrain et rappelle que la coalition internationale ne communique jamais sur le nombre de victimes en fonction du pays qui mène l'opération. Le contrôle démocratique est toutefois garanti auprès de la commission spéciale de la Chambre, ajoute le militaire. Il y a un mois, l'ONG britannique Airwars avait dénoncé le manque de transparence des pays de la coalition sur leurs opérations contre l'EI, pointant spécifiquement la Belgique. "En raison du manque d'information publique sur les opérations belges, il est actuellement impossible de vérifier si la force aérienne belge est responsable de la mort de civils dans ces deux pays", avait-elle souligné. L'ONG pacifiste Vredesactie avait tenu un discours similaire. "Nous sommes sûrs à 100% de mettre tout en ?uvre pour ne pas faire de victimes civiles (morts ou blessés graves, ndlr). Et je peux dire avec certitude que les analyses n'ont jusqu'à présent livré aucun rapport faisant état de victimes civiles lors de missions belges. Mais dans de telles situations, on ne peut jamais dire avec 100% de certitude qu'il n'y a pas eu de victimes", a nuancé le colonel Poesen. La Défense s'est déjà montrée plus assertive par le passé pour assurer que la Belgique n'avait encore causé aucune victime civile. "Nous devons le dire honnêtement: on ne peut jamais être sûr à 100%. Ce n'est pas comme pour un accident ou une explosion, quand la police et le parquet peuvent descendre sur place. Ce n'est pas comme ça que ça marche à Mossoul ou Raqqa", a ajouté le militaire. Il précise qu'au moindre doute sur la possibilité de faire une victime civile, la frappe est annulée. Le contrôle n'est pas assuré que par la Belgique: s'il existe une suspicion de "dommage collatéral", le dossier est examiné par la coalition internationale et confronté à d'autres sources. La coalition a ainsi déjà reconnu avoir fait des victimes civiles, mais jamais lors d'une intervention belge, note le colonel Poesen. (Belga)