A propos de Bart De Wever : "J'ai dit un jour que Bart De Wever était l'homme politique le plus talentueux de sa génération, qu'il était sans égal. Mais maintenant, il est allé au-delà de ses capacités. (...) De Wever a perdu trois cent mille voix lors des dernières élections. Au niveau belge, il n'est déjà plus incontournable. Au niveau flamand, il l'est, grâce au Blok, non par ses propres moyens. Je ne retire aucun mot : Bart De Wever est l'homme politique le plus talentueux de sa génération, de loin. Mais sa date de péremption, comme sur une boîte de conserve, est passée, je le crains pour lui."

A propos de possibles négociations entre le PS et la N-VA : "De Wever se trompe sur la nature du PS. Le PS sait, au vu des résultats du 26 mai, que tôt ou tard il faudra parler avec De Wever. De Wever, donc, devrait savoir que, tôt ou tard, il parlera avec le PS. Et qu'il ne se trompe pas, quand cette discussion arrivera, le PS sera préparé jusqu'aux dents. De Wever a toujours prétendu que, pour réaliser ses objectifs à long terme, il devait mettre le PS en position demandeuse. D'où sa stratégie d'alliance avec le MR, afin de laisser croupir les socialistes pendant cinq ans dans l'opposition. Mais sa stratégie est un fiasco. C'est lui qui est maintenant demandeur. Et il va payer le prix cash.

A propos du nationalisme flamand : "L'indépendance de la Flandre, qu'est-ce que ça veut dire ? Personne ne le sait. Une Flandre indépendante sans Bruxelles, c'est de la folie.

De Wever est trop intelligent pour ne pas s'en rendre compte. Tout ce qu'un souverain pouvait faire au Moyen Âge, frapper monnaie, organiser son armée, déclarer la guerre, dire le droit, tout cela a déjà quitté l'échelon national. Alors de quoi s'occupe-t-on ? Ce sont des carabistouilles. On va chanter le Vlaamse Leeuw ? Sans moi. Je ne chante que l'Internationale. La Flandre, ça n'existe pas. Tout comme la Wallonie n'existe pas non plus."