Ce ralentissement de la croissance démographique s'explique par une hausse du nombre de décès dus à la crise, et une migration internationale plus faible, analyse le Bureau du Plan. La croissance sera un peu plus dynamique en 2022 et 2023 en raison d'un phénomène de récupération de la migration, mais la reprise de la fécondité sera plus lente et pas attendue avant 2035-2040. Concernant l'immigration, le Bureau estime que 50% des flux migratoires qui n'ont pas été réalisés pendant la crise (2020-2021) vont être récupérés de manière assez équitable entre 2022 et 2026. La fécondité ne devrait retrouver quelques couleurs qu'en 2040, pronostique la démographe Marie Vandresse. La Belgique connaît une baisse du nombre d'enfants par femme depuis 2008, la crise économique ayant eu un impact sur la fécondité. Avant la crise du Covid-19, l'économie avait repris, mais pas la fécondité. Auparavant, en raison de l'incertitude, les projets d'enfants étaient reportés. Cette incertitude est telle aujourd'hui que les couples ne se contentent pas de retarder le projet mais quand ils le mènent à bien, ils réduisent le nombre d'enfants désirés. "Il y aura un léger effet de récupération avec 1,7 enfant par femme en 2040, mais nous n'aurons pas retrouvé le 1,8 enfant de 2008", souligne Mme Vandresse. "Le dynamisme de reprise de la fécondité est revu à la baisse, à la suite de la crise du coronavirus qui apporte une couche d'incertitude supplémentaire au sein des couples souhaitant avoir un enfant." Toujours à propos des conséquences de la crise sur l'évolution de la population, l'experte écarte tout "effet moisson" qui laisserait entendre que les nombreux décès supplémentaires intervenus pendant la crise concerneraient des personnes qui allaient de toute façon mourir un an ou deux plus tard. La surmortalité de 2020-2021, estimée à 19.000 décès, va être compensée par une réduction du nombre de morts dans les années qui suivent mais cette compensation va s'étaler dans les 10 prochaines années et même au-delà puisque le Bureau du Plan ne prévoit qu'une réduction de 13.000 décès entre 2022 et 2030 par rapport à un scénario où nous n'aurions pas connu de crise du coronavirus. Les esquisses du Bureau du Plan confirment par ailleurs le vieillissement important de la population belge. "Le vieillissement de la population pose plein de questions (?) et même une natalité soutenue ne viendrait pas résoudre ce problème qui se pose dans les 20 prochaines années. Ce serait trop tard au niveau du timing. La Belgique doit s'adapter dès maintenant à la structure de sa population vieillissante et plus diversifiée en raison de l'immigration." (Belga)

Ce ralentissement de la croissance démographique s'explique par une hausse du nombre de décès dus à la crise, et une migration internationale plus faible, analyse le Bureau du Plan. La croissance sera un peu plus dynamique en 2022 et 2023 en raison d'un phénomène de récupération de la migration, mais la reprise de la fécondité sera plus lente et pas attendue avant 2035-2040. Concernant l'immigration, le Bureau estime que 50% des flux migratoires qui n'ont pas été réalisés pendant la crise (2020-2021) vont être récupérés de manière assez équitable entre 2022 et 2026. La fécondité ne devrait retrouver quelques couleurs qu'en 2040, pronostique la démographe Marie Vandresse. La Belgique connaît une baisse du nombre d'enfants par femme depuis 2008, la crise économique ayant eu un impact sur la fécondité. Avant la crise du Covid-19, l'économie avait repris, mais pas la fécondité. Auparavant, en raison de l'incertitude, les projets d'enfants étaient reportés. Cette incertitude est telle aujourd'hui que les couples ne se contentent pas de retarder le projet mais quand ils le mènent à bien, ils réduisent le nombre d'enfants désirés. "Il y aura un léger effet de récupération avec 1,7 enfant par femme en 2040, mais nous n'aurons pas retrouvé le 1,8 enfant de 2008", souligne Mme Vandresse. "Le dynamisme de reprise de la fécondité est revu à la baisse, à la suite de la crise du coronavirus qui apporte une couche d'incertitude supplémentaire au sein des couples souhaitant avoir un enfant." Toujours à propos des conséquences de la crise sur l'évolution de la population, l'experte écarte tout "effet moisson" qui laisserait entendre que les nombreux décès supplémentaires intervenus pendant la crise concerneraient des personnes qui allaient de toute façon mourir un an ou deux plus tard. La surmortalité de 2020-2021, estimée à 19.000 décès, va être compensée par une réduction du nombre de morts dans les années qui suivent mais cette compensation va s'étaler dans les 10 prochaines années et même au-delà puisque le Bureau du Plan ne prévoit qu'une réduction de 13.000 décès entre 2022 et 2030 par rapport à un scénario où nous n'aurions pas connu de crise du coronavirus. Les esquisses du Bureau du Plan confirment par ailleurs le vieillissement important de la population belge. "Le vieillissement de la population pose plein de questions (?) et même une natalité soutenue ne viendrait pas résoudre ce problème qui se pose dans les 20 prochaines années. Ce serait trop tard au niveau du timing. La Belgique doit s'adapter dès maintenant à la structure de sa population vieillissante et plus diversifiée en raison de l'immigration." (Belga)