La pandémie de Covid-19 n'a pas paralysé la migration de main-d'?uvre vers la Belgique, observent les chercheurs, contrairement à ce qu'ils craignaient au départ. "Notre pays dépend fortement des travailleurs étrangers. Cela aurait donné un coup supplémentaire à l'économie, en plus de celui causé par le confinement partiel", notent-ils. Mais la pandémie a un impact clair sur la migration de main-d'?uvre traditionnelle, à savoir sur les demandes de permis de travail et de permis unique, que les ressortissants non européens doivent introduire s'ils souhaitent séjourner et travailler plus de 90 jours en Belgique. Une migration qui concerne principalement des travailleurs hautement qualifiés et des cadres, originaires de l'extérieur de l'Europe. Au cours des onze premiers mois de l'année 2020, 7.778 demandes pour un permis de travail ou un permis unique à durée illimitée ont été introduites en Flandre, soit 22% de moins qu'en 2018 et 31% de moins qu'en 2019. Les chercheurs soulignent que les mesures sanitaires compliquent ce type de migration. La numérisation et le télétravail s'y substituent peut-être en partie, avancent-ils. Les détachements, plus souples, sont moins impactés. Ils concernent plus souvent des travailleurs peu et moyennement qualifiés, originaires d'Europe. Au total, 770.000 d'entre eux ont été enregistrés entre janvier et novembre 2020, soit une baisse de 12 et 14% par rapport à 2018 et 2019. "Le Covid-19 met ainsi en évidence l'importance des travailleurs étrangers peu et moyennement qualifiés pour notre économie", écrivent les auteurs de l'étude. Selon le chercheur Dries Lens (UAntwerp), les plans de relance belges doivent tenir compte de la dépendance du pays envers la main-d'?uvre étrangère. "Le système très souple et peu coûteux des détachements ne doit pas empêcher la reprise de l'emploi domestique", estime-t-il. (Belga)

La pandémie de Covid-19 n'a pas paralysé la migration de main-d'?uvre vers la Belgique, observent les chercheurs, contrairement à ce qu'ils craignaient au départ. "Notre pays dépend fortement des travailleurs étrangers. Cela aurait donné un coup supplémentaire à l'économie, en plus de celui causé par le confinement partiel", notent-ils. Mais la pandémie a un impact clair sur la migration de main-d'?uvre traditionnelle, à savoir sur les demandes de permis de travail et de permis unique, que les ressortissants non européens doivent introduire s'ils souhaitent séjourner et travailler plus de 90 jours en Belgique. Une migration qui concerne principalement des travailleurs hautement qualifiés et des cadres, originaires de l'extérieur de l'Europe. Au cours des onze premiers mois de l'année 2020, 7.778 demandes pour un permis de travail ou un permis unique à durée illimitée ont été introduites en Flandre, soit 22% de moins qu'en 2018 et 31% de moins qu'en 2019. Les chercheurs soulignent que les mesures sanitaires compliquent ce type de migration. La numérisation et le télétravail s'y substituent peut-être en partie, avancent-ils. Les détachements, plus souples, sont moins impactés. Ils concernent plus souvent des travailleurs peu et moyennement qualifiés, originaires d'Europe. Au total, 770.000 d'entre eux ont été enregistrés entre janvier et novembre 2020, soit une baisse de 12 et 14% par rapport à 2018 et 2019. "Le Covid-19 met ainsi en évidence l'importance des travailleurs étrangers peu et moyennement qualifiés pour notre économie", écrivent les auteurs de l'étude. Selon le chercheur Dries Lens (UAntwerp), les plans de relance belges doivent tenir compte de la dépendance du pays envers la main-d'?uvre étrangère. "Le système très souple et peu coûteux des détachements ne doit pas empêcher la reprise de l'emploi domestique", estime-t-il. (Belga)