"Je pense qu'il est parfois préférable de ne pas intervenir. Nous sommes très préoccupés par la situation et nous la suivons de près, mais concrètement je ne vois pas pourquoi il aurait fallu avoir une déclaration spécifique de l'UE sur cette question", a-t-il déclaré. "Je pense que notre position est responsable", a ajouté le Polonais. Les Européens ont mis en garde à plusieurs reprises contre l'escalade entre les Etats-Unis et l'Iran. Un conflit serait "extrêmement dangereux", avait averti lundi dernier la cheffe de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des 28. Dans un climat très tendu entre Washington et Téhéran, le président des Etats-Unis Donald Trump a déclaré jeudi que l'Iran avait fait "une énorme erreur" en abattant un drone espion américain. Le Pentagone affirme que l'appareil, un RQ-4 Global Hawk, a été abattu dans l'espace aérien international, mais les Gardiens de la Révolution iraniens estiment que le drone avait violé l'espace aérien de l'Iran. Cet incident est intervenu alors que Washington a annoncé cette semaine l'envoi de 1.000 militaires supplémentaires "à des fins défensives pour répondre à des menaces aériennes, navales et terrestres au Moyen-Orient". L'annonce a été faite peu après que Téhéran a prévenu qu'il franchirait bientôt une limite prévue par l'accord international sur son programme nucléaire conclu en 2015 à Vienne, dont les Etats-Unis s'étaient retirés unilatéralement l'année dernière avant de rétablir de lourdes sanctions contre l'Iran. Actuellement, l'armée américaine intensifie également ses accusations contre la République islamique, qu'elle tient responsable de l'attaque des deux tankers touchés par des explosions le 13 juin en mer d'Oman. Ces accusations sont rejetées avec véhémence par Téhéran. (Belga)