Frédéric Bouhon, Andy Jousten, Xavier Miny de L'ULiège ainsi qu'Emannuel Slautsky de l'ULB se sont penchés sur l'octroi de pouvoirs spéciaux à plusieurs gouvernements de ce pays. Dans le courrier du Crisp, ils pointent les droits fondamentaux des citoyens belges qui sont ainsi mis en veilleuse, partiellement ou totalement. En premier lieu, la liberté d'aller et venir: "De nombreux lieux sont rendus inaccessibles" et "les personnes sont tenues de rester chez elles sauf en cas de nécessité ou de raisons urgentes", tout en autorisant quelques exceptions. Les experts relèvent aussi un impact sur le droit de quitter le pays mais aussi sur ce qu'ils considèrent comme "une des restrictions les plus significatives", à savoir la liberté de réunion, sous réserve d'exceptions très strictes. Ils évoquent encore le respect de la vie privée et familiale, "notamment dans la mesure où les personnes sont susceptibles de devoir justifier leurs déplacements auprès des forces de police". La liberté de conscience et de religion est elle aussi réduite par "l'interdiction des activités des cérémonies religieuses, qui ne connaît comme exception que la possibilité d'organiser des cérémonies funéraires, en petit comité, toutefois". Le rapport du Crisp pointe encore entre autres "des ingérences dans le droit de l'enseignement, qui résultent de la suspension des activités dans l'enseignement maternel, primaire et secondaire et de ce que les hautes écoles et les universités appliquent uniquement l'enseignement à distance". "Enfin, la liberté d'expression est aussi touchée par les mesures de confinement "par la fermeture des théâtres et des cinémas ou par la difficulté d'accéder à des livres". (Belga)

Frédéric Bouhon, Andy Jousten, Xavier Miny de L'ULiège ainsi qu'Emannuel Slautsky de l'ULB se sont penchés sur l'octroi de pouvoirs spéciaux à plusieurs gouvernements de ce pays. Dans le courrier du Crisp, ils pointent les droits fondamentaux des citoyens belges qui sont ainsi mis en veilleuse, partiellement ou totalement. En premier lieu, la liberté d'aller et venir: "De nombreux lieux sont rendus inaccessibles" et "les personnes sont tenues de rester chez elles sauf en cas de nécessité ou de raisons urgentes", tout en autorisant quelques exceptions. Les experts relèvent aussi un impact sur le droit de quitter le pays mais aussi sur ce qu'ils considèrent comme "une des restrictions les plus significatives", à savoir la liberté de réunion, sous réserve d'exceptions très strictes. Ils évoquent encore le respect de la vie privée et familiale, "notamment dans la mesure où les personnes sont susceptibles de devoir justifier leurs déplacements auprès des forces de police". La liberté de conscience et de religion est elle aussi réduite par "l'interdiction des activités des cérémonies religieuses, qui ne connaît comme exception que la possibilité d'organiser des cérémonies funéraires, en petit comité, toutefois". Le rapport du Crisp pointe encore entre autres "des ingérences dans le droit de l'enseignement, qui résultent de la suspension des activités dans l'enseignement maternel, primaire et secondaire et de ce que les hautes écoles et les universités appliquent uniquement l'enseignement à distance". "Enfin, la liberté d'expression est aussi touchée par les mesures de confinement "par la fermeture des théâtres et des cinémas ou par la difficulté d'accéder à des livres". (Belga)