Selon le 176e cahier d'observations de la Cour des comptes, le Théâtre doit trouver une solution structurelle à ses insuffisances chroniques de trésorerie afin de ne plus recourir à un financement externe et de ne plus différer le règlement de ses dettes. "A politique inchangée, la situation financière se détériorera encore dans les années à venir", souligne la Cour qui épingle les dépenses en matière de pensions complémentaires du personnel auxquelles la Monnaie devra faire face. L'institution a reçu l'an passé une dotation de 35 millions d'euros auxquels il faut ajouter des subsides de la Loterie nationale, de l'Union européenne et des autorités bruxelloises d'un montant total de 2 millions d'euros. Si l'on ajoute les recettes de la billetterie, le sponsoring et les moyens du tax shelter, l'on arrivait à des revenus de 48 millions d'euros pour des dépenses de 53,3 millions. Ce problème récurrent a conduit la Monnaie à bénéficier d'une provision interdépartementale pour un montant de 9 millions afin de compenser les déficits financiers de 2016 et de 2017, et d'éviter d'être confrontée à un manque de trésorerie tout au long de l'année 2018. Le Théâtre a en outre fait à nouveau appel à une forme "peu orthodoxe" de financement à court terme, à savoir le report du paiement du précompte professionnel. Il a également reporté une série de paiements. La Cour des comptes appelle la Monnaie à établir des "comptes cohérents". Elle pointe notamment du doigt la sous-estimation d'un certain nombre de postes. (Belga)