La Cour des comptes européenne, dont l'ancienne ministre flamande Annemie Turtelboom est membre pour la Belgique, a une fonction d'audit. Dans son rapport annuel, elle se charge notamment d'examiner dans quelle mesure certaines dépenses du budget de l'UE étaient "irrégulières", comportant une erreur ou ne respectant pas les règles de l'UE elle-même, comme quand des subsides sont alloués à des projets qui en réalité ne remplissaient pas les critères requis pour bénéficier de ces fonds. Ce "taux d'erreur" dans les paiements, calculé après observation d'un échantillon de transactions, est estimé pour l'année 2018 à 2,6%. C'est légèrement plus que l'année précédente (2,4% en 2017), mais sur les dernières années la situation s'est globalement nettement améliorée (4,4% en 2014, 3,8% en 2015), note la Cour des comptes. Les irrégularités surviennent surtout dans les dépenses dites "à haut risque", principalement les paiements ou subsides qui sont en réalité des "remboursements" de frais déjà encourus par des tiers dans le cadre de divers projets (de recherche, de développement régional, entre autres). Souvent, il s'agit réellement d'erreurs, liées entre autres à la complexité des règles et des critères d'éligibilité à la demande de fonds. Seuls neuf cas de fraude présumée (pour 13 en 2017) ont fait l'objet d'une communication à l'Olaf, l'Office européen de lutte antifraude, sur environ 700 transactions examinées, précise la Cour des comptes. (Belga)