Cela permettrait d'enterrer la dernière frontière héritée de la Guerre froide, longue de 250 kilomètres. "La mise en place d'une zone de paix internationale va apporter une garantie institutionnelle et réaliste pour la sécurité de la Corée du Nord", a dit Moon Jae-in à la tribune de l'Assemblée générale annuelle des Nations unies. "En même temps, la Corée du Sud pourra obtenir la paix permanente", a estimé le dirigeant qui se démène depuis 2018 pour rapprocher les deux Corées et promouvoir le dialogue entre Pyongyang et Washington. Le régime reclus nord-coréen invoque la menace permanente que les Etats-Unis, alliés de la Corée du Sud et du Japon, ferait planer à ses yeux sur sa survie pour justifier l'acquisition de la bombe atomique. A ses yeux, la nouvelle zone remplaçant la DMZ, large de quatre kilomètres, pourrait abriter les agences de l'ONU chargées de la résolution des conflits et de l'environnement, et être éventuellement inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. "Cela peut devenir une zone internationale de paix dans la forme comme sur le fond", a-t-il plaidé. Moon Jae-in a aussi rapporté avoir parlé avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un du rétablissement de chemins de fer transcoréens, qui ont été coupés depuis la guerre de Corée de 1950-53. (Belga)