La semaine dernière, la Corée du Nord avait testé ce qu'elle a qualifié de "lance-roquettes multiples super-lourds", mais le Japon a estimé qu'il s'agissait probablement de missiles balistiques qui violaient les sanctions de l'ONU. Les déclarations japonaises ont déclenché une vive diatribe nord-coréenne, haute en couleurs. "Abe, Premier ministre du Japon, est un idiot et un scélérat", a déclaré Song Il Ho, ambassadeur du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, dans un communiqué diffusé par l'agence officielle KCNA. Le Premier ministre japonais est "un enfant difforme" et "un crétin", a ajouté M. Song, accusant le Premier ministre de ne pas connaître la différence entre des missiles et des lance-roquettes multiples. Le Japon est un des pays les plus hostiles à la Corée du Nord proche, qui dispose de l'arme nucléaire. "Abe serait plus sage de renoncer pour toujours à son rêve de poser le pied à Pyongyang", ajoute le commmuniqué nord-coréen. Shinzo Abe s'est dit prêt à une rencontre avec le leader nord-coréen Kim Jong Un afin d'aborder la question sensible des ressortissants japonais enlevés par des agents nord-coréens dans les années 1970 et 1980. Les médias d'Etat nord-coréens s'en prennent quasi quotidiennement au Japon pour les exactions perpétrées par ce dernier durant son occupation de la péninsule coréenne, jusqu'à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Le Nord a une longue histoire d'attaques personnelles pittoresques envers des dirigeants étrangers. Donald Trump fut ainsi qualifié de "radoteur américain mentalement dérangé", et ses prédécesseurs Barack Obama et George W. Bush respectivement de "singe" et d'"homme à moitié fini". L'ancienne présidente sud-coréenne Park Geun-hye fut, elle, traitée de "sorcière" et de "prostituée rusée" dont Barack Obama était le "maquereau". (Belga)