Le 15 avril, date de la naissance du grand-père de l'actuel dirigeant Kim Jong Un, est la principale date du calendrier politique nord-coréen, au point d'être appelé "Journée du Soleil". Mais Pyongyang a décidé d'importantes restrictions pour se protéger de la pandémie qui s'est propagée en quelques mois dans le monde entier à partir de la Chine voisine. Le régime a fermé ses frontières et placé en quarantaine des milliers de Nord-Coréens, mais aussi des centaines d'étrangers. Il affirme n'avoir enregistré aucun cas de Covid-19. Comme chaque année, des habitants se sont succédé sur la colline de Mansu, dans la capitale, où trônent deux statues de Kim Il Sung et de son fils et successeur Kim Jong Il, afin de déposer des gerbes de fleurs à leur pied. Les habitants venus se recueillir étaient toutefois beaucoup moins nombreux que les années précédentes, durant lesquelles il n'était pas rare de voir des groupes de centaines d'ouvriers ou de militaires. En temps normal, des centaines de paniers de fleurs s'accumulent déjà en milieu de matinée devant les statues. Mais ce n'était pas le cas mercredi. Mardi, Séoul a affirmé que Pyongyang avait tiré plusieurs missiles de croisière en direction de la mer, ce que les experts ont vu comme une façon pour le régime de faire étalage de l'importance de son arsenal. Mais mercredi, les médias d'Etat n'ont publié aucune photo de ces essais, ce qui est inhabituel. Cette année, le Nord a annulé de nombreux événements des célébrations du 15 avril, parmi lesquels le marathon de Pyongyang, qui est normalement le rendez-vous le plus lucratif de son agenda touristique annuel. Les médias officiels n'ont fait aucune mention du festival Kimilsungia, une exposition des orchidées portant le nom du dirigeant qui, s'il est décédé en 1994, est toujours officiellement le Président éternel de Corée du Nord. La dépouille embaumée de Kim Il Sung est exposée au Palais du soleil Kumsusan de Pyongyang. (Belga)

Le 15 avril, date de la naissance du grand-père de l'actuel dirigeant Kim Jong Un, est la principale date du calendrier politique nord-coréen, au point d'être appelé "Journée du Soleil". Mais Pyongyang a décidé d'importantes restrictions pour se protéger de la pandémie qui s'est propagée en quelques mois dans le monde entier à partir de la Chine voisine. Le régime a fermé ses frontières et placé en quarantaine des milliers de Nord-Coréens, mais aussi des centaines d'étrangers. Il affirme n'avoir enregistré aucun cas de Covid-19. Comme chaque année, des habitants se sont succédé sur la colline de Mansu, dans la capitale, où trônent deux statues de Kim Il Sung et de son fils et successeur Kim Jong Il, afin de déposer des gerbes de fleurs à leur pied. Les habitants venus se recueillir étaient toutefois beaucoup moins nombreux que les années précédentes, durant lesquelles il n'était pas rare de voir des groupes de centaines d'ouvriers ou de militaires. En temps normal, des centaines de paniers de fleurs s'accumulent déjà en milieu de matinée devant les statues. Mais ce n'était pas le cas mercredi. Mardi, Séoul a affirmé que Pyongyang avait tiré plusieurs missiles de croisière en direction de la mer, ce que les experts ont vu comme une façon pour le régime de faire étalage de l'importance de son arsenal. Mais mercredi, les médias d'Etat n'ont publié aucune photo de ces essais, ce qui est inhabituel. Cette année, le Nord a annulé de nombreux événements des célébrations du 15 avril, parmi lesquels le marathon de Pyongyang, qui est normalement le rendez-vous le plus lucratif de son agenda touristique annuel. Les médias officiels n'ont fait aucune mention du festival Kimilsungia, une exposition des orchidées portant le nom du dirigeant qui, s'il est décédé en 1994, est toujours officiellement le Président éternel de Corée du Nord. La dépouille embaumée de Kim Il Sung est exposée au Palais du soleil Kumsusan de Pyongyang. (Belga)