L'étude semble contredire certaines mesures déjà mises en place comme le "contact tracing", soit la recherche de personnes en contact avec un cas positif, car celle-ci remonte uniquement où moment où les symptômes se sont manifestés. "Des critères plus inclusifs doivent être pris en considération dans le 'contact tracing' afin de repérer des modes de transmission potentiels deux ou trois jours avant l'apparition de symptômes et pouvoir ainsi contrôler l'épidémie plus efficacement", ont indiqué les auteurs de l'étude publiée dans la revue mensuelle Nature Medicine. Les chercheurs ont comparé des données cliniques sur l'excrétion du virus chez des patients admis à un hôpital de Canton (Chine) avec d'autres données sur "la transmission de pair à pair", où l'on suppose qu'une personne en a contaminé une autre, afin de tirer des conclusions sur la période de contagion. L'équipe de recherche co-dirigée par Eric Lau, de l'Université de Honk Kong, a mené des prélèvements de la gorge de 94 de ces patients et mesuré le degré de contagion dès le premier jour de symptômes et pendant 32 jours. Elle a constaté que les patients, dont aucun ne se trouvait dans un état grave ou critique, étaient porteurs de la plus forte charge virale dès l'apparition de symptômes, avant de diminuer progressivement. L'étude s'est basée sur des données publiques de 77 transmissions de pair à pair, en Chine et dans le monde, pour évaluer le temps qui s'écoule entre l'apparition de symptômes chez chaque patient. Les chercheurs ont supposé que la période d'incubation était d'un peu plus de cinq jours. Les auteurs en ont conclu que l'infectiosité a commencé 2,3 jours avant l'apparition de symptômes et a atteint son pic à 0,7 jour avant les premiers signes de la maladie. D'après l'étude, 44% des cas secondaires dans les chaînes de transmission ont été infectés durant la période pré-symptomatique. (Belga)

L'étude semble contredire certaines mesures déjà mises en place comme le "contact tracing", soit la recherche de personnes en contact avec un cas positif, car celle-ci remonte uniquement où moment où les symptômes se sont manifestés. "Des critères plus inclusifs doivent être pris en considération dans le 'contact tracing' afin de repérer des modes de transmission potentiels deux ou trois jours avant l'apparition de symptômes et pouvoir ainsi contrôler l'épidémie plus efficacement", ont indiqué les auteurs de l'étude publiée dans la revue mensuelle Nature Medicine. Les chercheurs ont comparé des données cliniques sur l'excrétion du virus chez des patients admis à un hôpital de Canton (Chine) avec d'autres données sur "la transmission de pair à pair", où l'on suppose qu'une personne en a contaminé une autre, afin de tirer des conclusions sur la période de contagion. L'équipe de recherche co-dirigée par Eric Lau, de l'Université de Honk Kong, a mené des prélèvements de la gorge de 94 de ces patients et mesuré le degré de contagion dès le premier jour de symptômes et pendant 32 jours. Elle a constaté que les patients, dont aucun ne se trouvait dans un état grave ou critique, étaient porteurs de la plus forte charge virale dès l'apparition de symptômes, avant de diminuer progressivement. L'étude s'est basée sur des données publiques de 77 transmissions de pair à pair, en Chine et dans le monde, pour évaluer le temps qui s'écoule entre l'apparition de symptômes chez chaque patient. Les chercheurs ont supposé que la période d'incubation était d'un peu plus de cinq jours. Les auteurs en ont conclu que l'infectiosité a commencé 2,3 jours avant l'apparition de symptômes et a atteint son pic à 0,7 jour avant les premiers signes de la maladie. D'après l'étude, 44% des cas secondaires dans les chaînes de transmission ont été infectés durant la période pré-symptomatique. (Belga)