L'Onu a salué la décision par la voix de la Haute-Commissaire aux droits humains, Michelle Bachelet. Le verdict "souligne la détermination de la justice internationale à faire rendre des comptes quel que soit le temps qu'il faut -et dans le cas de Mladic, c'était presque trois décennies après ses crimes abominables", a déclaré Mme Bachelet, dans un communiqué commun avec Alice Wairimu Nderitu, la conseillère spéciale du Secrétaire général de l'Onu pour la prévention des génocides. Le président Joe Biden a, lui aussi, salué la condamnation "historique" de l'ancien chef militaire. "Ce jugement historique montre que ceux qui commettent des crimes horribles seront bien tenus responsables", a jugé le dirigeant américain dans un communiqué. Les proches des victimes et les politiciens non-serbes se sont également réjouis du verdict. "Que ce verdict aide le peuple serbe à se libérer du fardeau que lui imposent ceux qui honorent les criminels de guerre en son nom, les célèbrent et nient leurs crimes", a déclaré depuis Sarajevo le Bosnien Bakir Izetbegovic, dirigeant du SDA. Pour de nombreux Serbes de Bosnie, le général Mladic est un "héros" qui n'a fait que défendre les intérêts du peuple serbe. Une partie de la communauté minimise voire nie les exactions commises durant la guerre - à Srebrenica, mais aussi durant le siège de Sarajevo ou dans les camps de détention de Prijedor. Dès l'énoncé du verdict, les responsables de la Republika Srpska, l'entité serbe du pays divisé, ont dénoncé une justice internationale partiale dépourvue de "la moindre crédibilité". "Ils essayent de créer un mythe sur le génocide de Srebrenica qui ne s'est jamais produit", a affirmé Milorad Dodik, chef politique des Serbes de Bosnie. "Ce verdict a propulsé le général Mladic au rang de légende car les Serbes savent que sans lui, notre peuple aurait souffert beaucoup plus", a-t-il asséné. (Belga)

L'Onu a salué la décision par la voix de la Haute-Commissaire aux droits humains, Michelle Bachelet. Le verdict "souligne la détermination de la justice internationale à faire rendre des comptes quel que soit le temps qu'il faut -et dans le cas de Mladic, c'était presque trois décennies après ses crimes abominables", a déclaré Mme Bachelet, dans un communiqué commun avec Alice Wairimu Nderitu, la conseillère spéciale du Secrétaire général de l'Onu pour la prévention des génocides. Le président Joe Biden a, lui aussi, salué la condamnation "historique" de l'ancien chef militaire. "Ce jugement historique montre que ceux qui commettent des crimes horribles seront bien tenus responsables", a jugé le dirigeant américain dans un communiqué. Les proches des victimes et les politiciens non-serbes se sont également réjouis du verdict. "Que ce verdict aide le peuple serbe à se libérer du fardeau que lui imposent ceux qui honorent les criminels de guerre en son nom, les célèbrent et nient leurs crimes", a déclaré depuis Sarajevo le Bosnien Bakir Izetbegovic, dirigeant du SDA. Pour de nombreux Serbes de Bosnie, le général Mladic est un "héros" qui n'a fait que défendre les intérêts du peuple serbe. Une partie de la communauté minimise voire nie les exactions commises durant la guerre - à Srebrenica, mais aussi durant le siège de Sarajevo ou dans les camps de détention de Prijedor. Dès l'énoncé du verdict, les responsables de la Republika Srpska, l'entité serbe du pays divisé, ont dénoncé une justice internationale partiale dépourvue de "la moindre crédibilité". "Ils essayent de créer un mythe sur le génocide de Srebrenica qui ne s'est jamais produit", a affirmé Milorad Dodik, chef politique des Serbes de Bosnie. "Ce verdict a propulsé le général Mladic au rang de légende car les Serbes savent que sans lui, notre peuple aurait souffert beaucoup plus", a-t-il asséné. (Belga)