"C'est ambitieux mais faisable. Et c'est nécessaire", précise Stella Kyriakides, qui ajoute qu'on pourrait en autoriser encore deux autres de plus avant la fin de l'année (donc 5 nouveaux traitements en tout). "On sait aujourd'hui que notre réponse à la pandémie ne peut pas seulement être la vaccination. (...) Nous ne pouvons pas non plus nier le fait que le nombre d'infections est toujours élevé dans plusieurs zones d'Europe", explique la Chypriote. La présence du "Covid long" est de plus en plus documentée, et le coronavirus est d'ailleurs parti pour rester: "les scientifiques nous disent qu'il est probable que le coronavirus devienne endémique. (...) Nous devons pouvoir le gérer, le contrôler, minimiser son impact, nous devons donc aussi pouvoir traiter la maladie". Sous une nouvelle "stratégie traitements", l'Union entend soutenir le développement de solutions thérapeutiques, depuis la recherche jusqu'à la mise sur le marché en passant par la production. Quelques millions vont ainsi être investis pour cartographier les recherches prometteuses, analyser "les phases de développement, les capacités de production et les chaînes d'approvisionnement, y compris les éventuels goulets d'étranglement", informe la Commission. Cette dernière va lister dix traitements potentiels d'ici juin et se penchera sur les 5 les plus prometteurs, avec pour intention de mettre en relation les acteurs industriels compétents pour que la production soit flexible et rapide. Le but est aussi d'accélérer les évaluations nationales pour approuver les essais cliniques, puis accélérer l'évaluation finale des traitements développés, en vue de leur mise sur le marché. "L'EMA (Agence européenne des médicaments) devrait pouvoir lancer 7 évaluations continues supplémentaires d'ici la fin de l'année", ajoute Stella Kyriakides. L'agence européenne utilise déjà ce système accéléré de "rolling review" pour les vaccins contre le Covid-19: les informations fournies par le développeur sont évaluées au fur et à mesure. Actuellement, trois traitements sont sous évaluation "en continu" de l'EMA pour le Covid: les anticorps monoclonaux, combinés ou non, d'Eli Lilly (bamlanivimab / etesevimab), de Celltrion (regdanvimab) et de Regeneron Pharmaceuticals et Roche (REGN-COV2, casirivimab / imdevimab). Elle évalue aussi s'il convient d'autoriser le médicament Olumiant (baricitinib) pour le traitement de certaines catégories de patients souffrant de Covid-19. Comme elle l'a fait pour précommander des vaccins aux noms des 27, la Commission envisage l'option de négocier des accords d'achat anticipé avec des producteurs de traitements anti-Covid, a indiqué jeudi la commissaire Kyriakides. Entre-temps, elle entend proposer d'autres passations conjointes de marché aux Etats membres qui le souhaitent. C'est un mécanisme qui a déjà été utilisé depuis le début de la pandémie pour acquérir par exemple du matériel de protection, ainsi que du Remdesivir (produit par Gilead). (Belga)

"C'est ambitieux mais faisable. Et c'est nécessaire", précise Stella Kyriakides, qui ajoute qu'on pourrait en autoriser encore deux autres de plus avant la fin de l'année (donc 5 nouveaux traitements en tout). "On sait aujourd'hui que notre réponse à la pandémie ne peut pas seulement être la vaccination. (...) Nous ne pouvons pas non plus nier le fait que le nombre d'infections est toujours élevé dans plusieurs zones d'Europe", explique la Chypriote. La présence du "Covid long" est de plus en plus documentée, et le coronavirus est d'ailleurs parti pour rester: "les scientifiques nous disent qu'il est probable que le coronavirus devienne endémique. (...) Nous devons pouvoir le gérer, le contrôler, minimiser son impact, nous devons donc aussi pouvoir traiter la maladie". Sous une nouvelle "stratégie traitements", l'Union entend soutenir le développement de solutions thérapeutiques, depuis la recherche jusqu'à la mise sur le marché en passant par la production. Quelques millions vont ainsi être investis pour cartographier les recherches prometteuses, analyser "les phases de développement, les capacités de production et les chaînes d'approvisionnement, y compris les éventuels goulets d'étranglement", informe la Commission. Cette dernière va lister dix traitements potentiels d'ici juin et se penchera sur les 5 les plus prometteurs, avec pour intention de mettre en relation les acteurs industriels compétents pour que la production soit flexible et rapide. Le but est aussi d'accélérer les évaluations nationales pour approuver les essais cliniques, puis accélérer l'évaluation finale des traitements développés, en vue de leur mise sur le marché. "L'EMA (Agence européenne des médicaments) devrait pouvoir lancer 7 évaluations continues supplémentaires d'ici la fin de l'année", ajoute Stella Kyriakides. L'agence européenne utilise déjà ce système accéléré de "rolling review" pour les vaccins contre le Covid-19: les informations fournies par le développeur sont évaluées au fur et à mesure. Actuellement, trois traitements sont sous évaluation "en continu" de l'EMA pour le Covid: les anticorps monoclonaux, combinés ou non, d'Eli Lilly (bamlanivimab / etesevimab), de Celltrion (regdanvimab) et de Regeneron Pharmaceuticals et Roche (REGN-COV2, casirivimab / imdevimab). Elle évalue aussi s'il convient d'autoriser le médicament Olumiant (baricitinib) pour le traitement de certaines catégories de patients souffrant de Covid-19. Comme elle l'a fait pour précommander des vaccins aux noms des 27, la Commission envisage l'option de négocier des accords d'achat anticipé avec des producteurs de traitements anti-Covid, a indiqué jeudi la commissaire Kyriakides. Entre-temps, elle entend proposer d'autres passations conjointes de marché aux Etats membres qui le souhaitent. C'est un mécanisme qui a déjà été utilisé depuis le début de la pandémie pour acquérir par exemple du matériel de protection, ainsi que du Remdesivir (produit par Gilead). (Belga)