Avec Christie Morreale, c'est évidemment la douloureuse question de la gestion de la pandémie dans les maisons de repos qui est cette fois au coeur des discussions. On le sait, et un rapport de Médecins sans Frontières le confirme, ce sont elles qui ont payé le plus lourd tribut à l'épidémie. En Belgique, quelque 6.000 de leurs pensionnaires sont décédés, dont 4.800 au sein même de leur institution, leur hospitalisation ayant parfois été refusée pour ne pas saturer le système hospitalier, ce que craignaient particulièrement les autorités. "Nos aînés ont vraiment été les sacrifiés de la gestion en urgence", a regretté le député cdH Benoît Dispa. "Nous ne ferons pas de chasse aux sorcières et nous ne demanderons pas la démission de la ministre. Mais si nous voulons aller au fond des choses, et c'est notre intention, nous devons sortir de la parole institutionnelle et entendre des acteurs de terrain le plus rapidement possible", a-t-il ajouté. "Nous voulions une commission d'enquête sur les maisons de repos qui a été refusée", a pour sa part rappelé le chef de groupe du PTB au parlement wallon, Germain Mugemangango. "Aujourd'hui, on voit que la principale préoccupation de la majorité, c'est d'éviter de désigner des responsables". Or, il existe des responsabilités politiques "et nous devons les déterminer", a-t-il estimé. "Notre mission, c'est d'établir une série de recommandations pour lesquelles l'avis de la ministre est essentiel", leur a répondu le chef de groupe MR au parlement régional, Jean-Paul Wahl. "Cette Commission a bien pour objectif d'évaluer ce qu'il s'est passé pour éviter à l'avenir de commettre d'éventuelles erreurs semblables. Notre objectif n'est donc pas - comme certains s'en plaignent - de noyer le poisson, mais de faire un travail objectif et rigoureux en toute humilité", a renchéri son homologue socialiste, André Frédéric. Les réponses de la ministre sont attendues dans l'après-midi. (Belga)

Avec Christie Morreale, c'est évidemment la douloureuse question de la gestion de la pandémie dans les maisons de repos qui est cette fois au coeur des discussions. On le sait, et un rapport de Médecins sans Frontières le confirme, ce sont elles qui ont payé le plus lourd tribut à l'épidémie. En Belgique, quelque 6.000 de leurs pensionnaires sont décédés, dont 4.800 au sein même de leur institution, leur hospitalisation ayant parfois été refusée pour ne pas saturer le système hospitalier, ce que craignaient particulièrement les autorités. "Nos aînés ont vraiment été les sacrifiés de la gestion en urgence", a regretté le député cdH Benoît Dispa. "Nous ne ferons pas de chasse aux sorcières et nous ne demanderons pas la démission de la ministre. Mais si nous voulons aller au fond des choses, et c'est notre intention, nous devons sortir de la parole institutionnelle et entendre des acteurs de terrain le plus rapidement possible", a-t-il ajouté. "Nous voulions une commission d'enquête sur les maisons de repos qui a été refusée", a pour sa part rappelé le chef de groupe du PTB au parlement wallon, Germain Mugemangango. "Aujourd'hui, on voit que la principale préoccupation de la majorité, c'est d'éviter de désigner des responsables". Or, il existe des responsabilités politiques "et nous devons les déterminer", a-t-il estimé. "Notre mission, c'est d'établir une série de recommandations pour lesquelles l'avis de la ministre est essentiel", leur a répondu le chef de groupe MR au parlement régional, Jean-Paul Wahl. "Cette Commission a bien pour objectif d'évaluer ce qu'il s'est passé pour éviter à l'avenir de commettre d'éventuelles erreurs semblables. Notre objectif n'est donc pas - comme certains s'en plaignent - de noyer le poisson, mais de faire un travail objectif et rigoureux en toute humilité", a renchéri son homologue socialiste, André Frédéric. Les réponses de la ministre sont attendues dans l'après-midi. (Belga)