Cette agence serait capable d'émettre des alertes lorsque des substances dangereuses sont sciemment vendues à des fins illicites, de surveiller la polyconsommation (notamment la consommation de substances addictives légales en même temps que de drogues illicites), ou encore d'élaborer des campagnes de prévention au niveau européen. Elle est appelée à travailler étroitement avec l'Agence européenne des médicaments (EMA) ainsi qu'avec l'agence européenne de police criminelle Europol. Les volumes de cocaïne et d'héroïne introduits dans l'UE n'ont jamais été aussi élevés, comme en a encore témoigné la saisie, la semaine dernière au port d'Anvers, de près de quatre tonnes de cocaïne cachées dans une cargaison de riz. L'Europe est aussi un territoire de production de drogues, en particulier de drogues de synthèse (amphétamines et ecstasy), tant pour la consommation intérieure que pour l'exportation. Le marché de la drogue, dont la valeur au détail est estimée au moins à 30 milliards d'euros par an, reste le plus grand marché criminel de l'UE et une source majeure de revenus pour la criminalité organisée. Actuellement, l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), basé à Lisbonne (Portugal), fournit des données et des analyses scientifiques indépendantes pour soutenir l'élaboration de politiques de lutte anti-drogue au niveau de l'UE. Le budget pluriannuel de l'UE lui réserve 123 millions d'euros jusqu'en 2027. Sa transformation en une Agence européenne des drogues nécessiterait de 51 à 68 millions d'euros supplémentaires et une quarantaine d'employés pour renforcer les 111 actuels. Les États membres et le Parlement européen doivent encore se prononcer sur la proposition de la Commission. (Belga)

Cette agence serait capable d'émettre des alertes lorsque des substances dangereuses sont sciemment vendues à des fins illicites, de surveiller la polyconsommation (notamment la consommation de substances addictives légales en même temps que de drogues illicites), ou encore d'élaborer des campagnes de prévention au niveau européen. Elle est appelée à travailler étroitement avec l'Agence européenne des médicaments (EMA) ainsi qu'avec l'agence européenne de police criminelle Europol. Les volumes de cocaïne et d'héroïne introduits dans l'UE n'ont jamais été aussi élevés, comme en a encore témoigné la saisie, la semaine dernière au port d'Anvers, de près de quatre tonnes de cocaïne cachées dans une cargaison de riz. L'Europe est aussi un territoire de production de drogues, en particulier de drogues de synthèse (amphétamines et ecstasy), tant pour la consommation intérieure que pour l'exportation. Le marché de la drogue, dont la valeur au détail est estimée au moins à 30 milliards d'euros par an, reste le plus grand marché criminel de l'UE et une source majeure de revenus pour la criminalité organisée. Actuellement, l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), basé à Lisbonne (Portugal), fournit des données et des analyses scientifiques indépendantes pour soutenir l'élaboration de politiques de lutte anti-drogue au niveau de l'UE. Le budget pluriannuel de l'UE lui réserve 123 millions d'euros jusqu'en 2027. Sa transformation en une Agence européenne des drogues nécessiterait de 51 à 68 millions d'euros supplémentaires et une quarantaine d'employés pour renforcer les 111 actuels. Les États membres et le Parlement européen doivent encore se prononcer sur la proposition de la Commission. (Belga)