L'Union européenne s'était déjà dotée d'un plan de réinstallation en 2015, au plus fort de la crise migratoire déclenchée par l'arrivée massive en Grèce de réfugiés fuyant la guerre en Syrie. Contrairement à la relocalisation, qui consiste à répartir entre les pays européens les personnes déjà arrivées - souvent au péril de leur vie - en Grèce ou en Italie, la réinstallation consiste à amener ces personnes vulnérables depuis un point hors d'Europe. Jusqu'ici, 23.000 personnes ont pu en bénéficier. "Nous devons intensifier nos efforts pour avoir des voies légales de migration, et conclure des partenariats avec des pays tiers, notamment en Afrique", a commenté mercredi Dimitris Avramopoulos. "Les personnes ayant réellement besoin d'une protection ne doivent pas remettre leur vie entre les mains des trafiquants." La Commission européenne recommande donc de créer un cadre permanent de réinstallation, dont devraient bénéficier "au moins 50.000 personnes". Elle a même dégagé 500 millions d'euros - 10.000 euros par personne réinstallée - pour aider les Etats membres à remplir leur devoir en la matière. Des efforts particuliers devraient être faits pour aider les personnes vulnérables provenant de l'Afrique du Nord et de la Corne de l'Afrique, c'est-à-dire la Libye, l'Egypte, le Niger, le Soudan, le Tchad et l'Ethiopie. Les réinstallations depuis la Turquie et le Proche-Orient devraient également se poursuivre, estime la Commission. (Belga)

L'Union européenne s'était déjà dotée d'un plan de réinstallation en 2015, au plus fort de la crise migratoire déclenchée par l'arrivée massive en Grèce de réfugiés fuyant la guerre en Syrie. Contrairement à la relocalisation, qui consiste à répartir entre les pays européens les personnes déjà arrivées - souvent au péril de leur vie - en Grèce ou en Italie, la réinstallation consiste à amener ces personnes vulnérables depuis un point hors d'Europe. Jusqu'ici, 23.000 personnes ont pu en bénéficier. "Nous devons intensifier nos efforts pour avoir des voies légales de migration, et conclure des partenariats avec des pays tiers, notamment en Afrique", a commenté mercredi Dimitris Avramopoulos. "Les personnes ayant réellement besoin d'une protection ne doivent pas remettre leur vie entre les mains des trafiquants." La Commission européenne recommande donc de créer un cadre permanent de réinstallation, dont devraient bénéficier "au moins 50.000 personnes". Elle a même dégagé 500 millions d'euros - 10.000 euros par personne réinstallée - pour aider les Etats membres à remplir leur devoir en la matière. Des efforts particuliers devraient être faits pour aider les personnes vulnérables provenant de l'Afrique du Nord et de la Corne de l'Afrique, c'est-à-dire la Libye, l'Egypte, le Niger, le Soudan, le Tchad et l'Ethiopie. Les réinstallations depuis la Turquie et le Proche-Orient devraient également se poursuivre, estime la Commission. (Belga)