Une interview du magistrat au magazine Wilfried a jeté le trouble à la fin octobre. Interrogé à propos de l'affaire Jürgen Conings, il mettait en cause une volonté dans certaines strates de l'Etat de favoriser des mouvements extrémistes, en particulier l'extrême-droite. M. Lypszyc s'est expliqué une première fois devant la commission d'accompagnement de la Chambre avant le congé d'automne. Il a été prié de remettre un rapport étayant ses dires aux députés d'ici lundi, date de sa nouvelle audition. Le document a déçu certains parlementaires car il reposait essentiellement sur d'anciens rapports du Comité R ou des articles de presse. Le président du comité faisait toutefois observer qu'il ne pouvait divulguer une série de pièces et d'informations qu'en présence de personnes disposant d'une habilitation de sécurité, ce qui n'est le cas d'à peu près aucun parlementaire. Il semble toutefois que lundi, outre son rapport, il ait fait état d'autres pièces ou documents étayant ses propos, a-t-on appris à bonne source. La commission poursuivra donc ses travaux. Elle entendra à partir du 22 novembre les patrons des services de renseignement en commençant par l'administrateur général de la Sûreté de l'Etat. "Il y a assez d'éléments pour justifier le constat de gravité de la situation, d'ailleurs confirmé par les opérations déclenchées par la justice et qui ont mené à des perquisitions la semaine passée. Il est nécessaire que nous puissions poursuivre et approfondir la connaissance du problème de manière à pouvoir réduire cette menace à néant. Pour nous, il est clair que dans les services chargés d'assurer la sécurité du pays, il n'y a pas de place pour des gens qui n'adhèrent pas aux valeurs démocratiques", a expliqué le chef de groupe PS, Ahmed Laaouej. Le MR souhaite également entendre les ministres en charge des services de renseignement et de la sécurité. "Des informations communiquées aujourd'hui, il ressort aussi que les moyens qui ont trait à la lutte contre les extrémismes doivent faire partie de notre analyse. On doit en reparler avec les services, avec les ministres de tutelle et dans le cadre du débat budgétaire", a souligné le vice-président de la commission, Denis Ducarme. (Belga)

Une interview du magistrat au magazine Wilfried a jeté le trouble à la fin octobre. Interrogé à propos de l'affaire Jürgen Conings, il mettait en cause une volonté dans certaines strates de l'Etat de favoriser des mouvements extrémistes, en particulier l'extrême-droite. M. Lypszyc s'est expliqué une première fois devant la commission d'accompagnement de la Chambre avant le congé d'automne. Il a été prié de remettre un rapport étayant ses dires aux députés d'ici lundi, date de sa nouvelle audition. Le document a déçu certains parlementaires car il reposait essentiellement sur d'anciens rapports du Comité R ou des articles de presse. Le président du comité faisait toutefois observer qu'il ne pouvait divulguer une série de pièces et d'informations qu'en présence de personnes disposant d'une habilitation de sécurité, ce qui n'est le cas d'à peu près aucun parlementaire. Il semble toutefois que lundi, outre son rapport, il ait fait état d'autres pièces ou documents étayant ses propos, a-t-on appris à bonne source. La commission poursuivra donc ses travaux. Elle entendra à partir du 22 novembre les patrons des services de renseignement en commençant par l'administrateur général de la Sûreté de l'Etat. "Il y a assez d'éléments pour justifier le constat de gravité de la situation, d'ailleurs confirmé par les opérations déclenchées par la justice et qui ont mené à des perquisitions la semaine passée. Il est nécessaire que nous puissions poursuivre et approfondir la connaissance du problème de manière à pouvoir réduire cette menace à néant. Pour nous, il est clair que dans les services chargés d'assurer la sécurité du pays, il n'y a pas de place pour des gens qui n'adhèrent pas aux valeurs démocratiques", a expliqué le chef de groupe PS, Ahmed Laaouej. Le MR souhaite également entendre les ministres en charge des services de renseignement et de la sécurité. "Des informations communiquées aujourd'hui, il ressort aussi que les moyens qui ont trait à la lutte contre les extrémismes doivent faire partie de notre analyse. On doit en reparler avec les services, avec les ministres de tutelle et dans le cadre du débat budgétaire", a souligné le vice-président de la commission, Denis Ducarme. (Belga)