"Sur de nombreux points, nous avons atteint un quasi-consensus. Le texte transmis sert de base et pourra être amendé aussi par la majorité que par l'opposition", a expliqué le président. Une certaine déception était toutefois déjà perceptible dans l'opposition vendredi après-midi. "Il y a du bon dans ce projet de rapport mais il y a un manque d'audace à remettre en question en profondeur la gouvernance de la santé en Belgique, alors que ce problème est revenu constamment dans les auditions", a expliqué la cheffe de groupe cdH, Catherine Fonck. Parmi les points qui ont été systématiquement ou presque soulevés par les acteurs auditionnés figure la complexité institutionnelle belge et la difficulté qu'elle pose pour instaurer une "unité de commandement" en case de crise. A l'instar des travaux de la commission d'enquête sur les attentats, ce principe se heurte à la réalité institutionnelle. "Dans les auditions, une 'unité de commandement' était régulièrement demandée. Dans une démocratie fédérale comme la Belgique, on ne peut pas penser à une seule figure qui prépare, prend et met en ?uvre les décisions. Vu l'implication des entités fédérées en vertu de la répartition de compétences et la nécessité d'un processus décisionnel légitimé démocratiquement, le comité de concertation est l'organe adéquat pour prendre les décisions", dit la version néerlandaise de l'introduction. Le document s'attache toutefois à renforcer et réformer le rôle d'organes comme le Centre national de crise, le Risk Management Group et le Public Health Emergencies du SPF Santé. Le Centre de crise est ainsi appelé à coordonner la planification d'urgence et à devenir centre multidisciplinaire collaborant avec les entités fédérées. Une "Belgian forward looking cell" sera également mise en place en son sein pour identifier les risques prioritaires et surveiller les menaces et phénomènes nouveaux. Le gouvernement De Croo avait innové en désignant dès son installation un commissaire en charge de la lutte contre la pandémie. La commission recommande que le comité de concertation nomme dans les 24 heures du début d'une phase fédérale de crise, voire plus tôt, un commissaire qui sera notamment responsable des avis finaux à transmettre au comité. Avant la fin 2022, le SPF Santé, soutenu par le Centre de crise, est appelé à établir un plan national d'urgence pour les pandémies en concertation avec les Communautés et Régions. Le projet de recommandations s'attache également à la constitution de stocks stratégiques, dont l'absence s'était cruellement fait sentir au début de la pandémie, ainsi qu'à l'attention à porter au personnel soignant. Sur ce dernier point, le projet est également insuffisant, estime le cdH. (Belga)

"Sur de nombreux points, nous avons atteint un quasi-consensus. Le texte transmis sert de base et pourra être amendé aussi par la majorité que par l'opposition", a expliqué le président. Une certaine déception était toutefois déjà perceptible dans l'opposition vendredi après-midi. "Il y a du bon dans ce projet de rapport mais il y a un manque d'audace à remettre en question en profondeur la gouvernance de la santé en Belgique, alors que ce problème est revenu constamment dans les auditions", a expliqué la cheffe de groupe cdH, Catherine Fonck. Parmi les points qui ont été systématiquement ou presque soulevés par les acteurs auditionnés figure la complexité institutionnelle belge et la difficulté qu'elle pose pour instaurer une "unité de commandement" en case de crise. A l'instar des travaux de la commission d'enquête sur les attentats, ce principe se heurte à la réalité institutionnelle. "Dans les auditions, une 'unité de commandement' était régulièrement demandée. Dans une démocratie fédérale comme la Belgique, on ne peut pas penser à une seule figure qui prépare, prend et met en ?uvre les décisions. Vu l'implication des entités fédérées en vertu de la répartition de compétences et la nécessité d'un processus décisionnel légitimé démocratiquement, le comité de concertation est l'organe adéquat pour prendre les décisions", dit la version néerlandaise de l'introduction. Le document s'attache toutefois à renforcer et réformer le rôle d'organes comme le Centre national de crise, le Risk Management Group et le Public Health Emergencies du SPF Santé. Le Centre de crise est ainsi appelé à coordonner la planification d'urgence et à devenir centre multidisciplinaire collaborant avec les entités fédérées. Une "Belgian forward looking cell" sera également mise en place en son sein pour identifier les risques prioritaires et surveiller les menaces et phénomènes nouveaux. Le gouvernement De Croo avait innové en désignant dès son installation un commissaire en charge de la lutte contre la pandémie. La commission recommande que le comité de concertation nomme dans les 24 heures du début d'une phase fédérale de crise, voire plus tôt, un commissaire qui sera notamment responsable des avis finaux à transmettre au comité. Avant la fin 2022, le SPF Santé, soutenu par le Centre de crise, est appelé à établir un plan national d'urgence pour les pandémies en concertation avec les Communautés et Régions. Le projet de recommandations s'attache également à la constitution de stocks stratégiques, dont l'absence s'était cruellement fait sentir au début de la pandémie, ainsi qu'à l'attention à porter au personnel soignant. Sur ce dernier point, le projet est également insuffisant, estime le cdH. (Belga)