Pour que cet emprunt, garanti de manière commune par les 27, puisse se faire, chaque Etat membre doit d'abord ratifier la décision "ressources propres" de l'UE, selon ses dispositions nationales. La Belgique l'a déjà fait, comme 15 autres Etats, selon un décompte d'un porte-parole de la Commission. Mais le coup d'arrêt de la Cour constitutionnelle allemande inquiète. La semaine dernière, alors que les deux chambres du parlement allemand avaient donné leur feu vert au texte, le "Tribunal constitutionnel fédéral" (Cour constitutionnelle) de Karlsruhe a suspendu sa signature par le chef de l'Etat, dans l'attente de l'issue d'un recours introduit contre ce principe de dette commune. "La Commission est confiante que la cour va se prononcer rapidement", a réagi lundi un porte-parole de la Commission, Balazs Ujvari. L'exécutif européen est également convaincu de la légalité du texte, a-t-il répété. L'instrument européen de relance "Next Generation EU" avait fini par émerger de difficiles tractations à 27, en parallèle des négociations sur le nouveau cadre budgétaire de l'UE pour les 7 prochaines années. Quand la France et l'Allemagne avaient mis sur la table le premier jet d'un tel fonds, en mai dernier, cela avait été vu comme une étape historique, tellement Berlin (entre autres) était précédemment opposée à toute mutualisation du risque avec les pays du sud de l'Europe, jugés moins carrés sur le plan budgétaire. "Next Generation EU" et ses 750 milliards (en prix 2018) doivent en grande partie financer la "Facilité pour la reprise et la résilience", qui doit octroyer dès cette année des subventions et des prêts avantageux aux Etats membres, sur la base de plans nationaux de réformes et d'investissements. La Belgique peut compter sur 5,9 milliards d'euros (prix courants) pour ce qui est des subventions, selon le dernier calcul de la Commission. Pour l'Allemagne, on est à 25,6 milliards. Les plans nationaux doivent être remis au plus tard pour fin avril. (Belga)

Pour que cet emprunt, garanti de manière commune par les 27, puisse se faire, chaque Etat membre doit d'abord ratifier la décision "ressources propres" de l'UE, selon ses dispositions nationales. La Belgique l'a déjà fait, comme 15 autres Etats, selon un décompte d'un porte-parole de la Commission. Mais le coup d'arrêt de la Cour constitutionnelle allemande inquiète. La semaine dernière, alors que les deux chambres du parlement allemand avaient donné leur feu vert au texte, le "Tribunal constitutionnel fédéral" (Cour constitutionnelle) de Karlsruhe a suspendu sa signature par le chef de l'Etat, dans l'attente de l'issue d'un recours introduit contre ce principe de dette commune. "La Commission est confiante que la cour va se prononcer rapidement", a réagi lundi un porte-parole de la Commission, Balazs Ujvari. L'exécutif européen est également convaincu de la légalité du texte, a-t-il répété. L'instrument européen de relance "Next Generation EU" avait fini par émerger de difficiles tractations à 27, en parallèle des négociations sur le nouveau cadre budgétaire de l'UE pour les 7 prochaines années. Quand la France et l'Allemagne avaient mis sur la table le premier jet d'un tel fonds, en mai dernier, cela avait été vu comme une étape historique, tellement Berlin (entre autres) était précédemment opposée à toute mutualisation du risque avec les pays du sud de l'Europe, jugés moins carrés sur le plan budgétaire. "Next Generation EU" et ses 750 milliards (en prix 2018) doivent en grande partie financer la "Facilité pour la reprise et la résilience", qui doit octroyer dès cette année des subventions et des prêts avantageux aux Etats membres, sur la base de plans nationaux de réformes et d'investissements. La Belgique peut compter sur 5,9 milliards d'euros (prix courants) pour ce qui est des subventions, selon le dernier calcul de la Commission. Pour l'Allemagne, on est à 25,6 milliards. Les plans nationaux doivent être remis au plus tard pour fin avril. (Belga)