Comme l'ont souligné en conférence de presse les commissaires Valdis Dombrovskis et Nicolas Schmit, il ne s'agit pas d'obliger tous les Etats membres à instaurer un salaire minimum légal. Le texte vise à définir un cadre commun pour que les salaires minimaux tels qu'ils existent soient, au niveau national, définis le plus possible en collaboration avec les partenaires sociaux, régulièrement actualisés, et, finalement, puissent être revus à la hausse là où cela est nécessaire. Tous les Etats membres de l'UE ont une forme de salaire minimum, qu'il découle d'une loi ou soit uniquement assuré via des négociations collectives. Cependant, bien souvent, il n'est pas suffisant pour assurer un niveau de vie hors de la pauvreté, et il laisse certaines catégories de personnes de côté. La situation (couverture, adéquation du montant) a tendance à être meilleure là où les partenaires sociaux sont plus largement impliqués. Un des points du texte proposé par la Commission obligerait donc les États dans lesquels moins de 70% des travailleurs sont concernés par des négociations collectives à promouvoir de telles négociations. L'idée est aussi d'augmenter le suivi des règles nationales dans chaque Etat, ainsi que l'analyse de leur adéquation, avec un rapport annuel à remettre à la Commission européenne mais aussi un renforcement des contrôles et sanctions sur le terrain. Un Etat inscrivant dans sa loi un salaire minimum serait par ailleurs obligé de définir des critères nationaux stables pour la fixation de son montant et son actualisation au fil du temps, incluant au moins les considérations de pouvoir d'achat, du niveau général des salaires et de leur croissance, et de l'évolution de la productivité du travail. Selon un document de travail de la Commission, un travailleur sur six dans l'UE a un "bas salaire" correspondant à moins de deux tiers du salaire médian national. Ceux qui gagnent le salaire minimum légal, là où il existe, en font partie. Dans tous les Etats membres, ce sont en majorité des femmes. (Belga)

Comme l'ont souligné en conférence de presse les commissaires Valdis Dombrovskis et Nicolas Schmit, il ne s'agit pas d'obliger tous les Etats membres à instaurer un salaire minimum légal. Le texte vise à définir un cadre commun pour que les salaires minimaux tels qu'ils existent soient, au niveau national, définis le plus possible en collaboration avec les partenaires sociaux, régulièrement actualisés, et, finalement, puissent être revus à la hausse là où cela est nécessaire. Tous les Etats membres de l'UE ont une forme de salaire minimum, qu'il découle d'une loi ou soit uniquement assuré via des négociations collectives. Cependant, bien souvent, il n'est pas suffisant pour assurer un niveau de vie hors de la pauvreté, et il laisse certaines catégories de personnes de côté. La situation (couverture, adéquation du montant) a tendance à être meilleure là où les partenaires sociaux sont plus largement impliqués. Un des points du texte proposé par la Commission obligerait donc les États dans lesquels moins de 70% des travailleurs sont concernés par des négociations collectives à promouvoir de telles négociations. L'idée est aussi d'augmenter le suivi des règles nationales dans chaque Etat, ainsi que l'analyse de leur adéquation, avec un rapport annuel à remettre à la Commission européenne mais aussi un renforcement des contrôles et sanctions sur le terrain. Un Etat inscrivant dans sa loi un salaire minimum serait par ailleurs obligé de définir des critères nationaux stables pour la fixation de son montant et son actualisation au fil du temps, incluant au moins les considérations de pouvoir d'achat, du niveau général des salaires et de leur croissance, et de l'évolution de la productivité du travail. Selon un document de travail de la Commission, un travailleur sur six dans l'UE a un "bas salaire" correspondant à moins de deux tiers du salaire médian national. Ceux qui gagnent le salaire minimum légal, là où il existe, en font partie. Dans tous les Etats membres, ce sont en majorité des femmes. (Belga)