Le gouvernement colombien avait annoncé le 31 octobre l'envoi de 2.500 soldats d'élite dans le Cauca pour combattre les dissidents de l'ex-guérilla des Farc, à qui les autorités attribuent la récente vague d'assassinats d'autochtones. L'ONU et la principale organisation indigène de Colombie avaient critiqué cette stratégie gouvernementale de "militarisation", estimant qu'elle ne suffirait pas à résoudre les problèmes du Cauca et réclamant une solution "intégrale" pour cette région infestée par le narcotrafic. En déplacement à Popayan, la capitale du Cauca, M. Duque a annoncé une batterie de mesures en faveur du département, incluant des subventions, des aides à l'éducation et aux projets d'entreprises menés par les indigènes et des investissements dans les infrastructures routières. Il n'a pas précisé le montant que Bogota allait débloquer. "La vision intégrale de l'Etat, de la sécurité et de la justice doit aller de pair avec ces investissements sociaux", a-t-il affirmé. Depuis le désarmement des Farc, terminé en juin 2017, le Cauca et plusieurs autres régions de Colombie sont confrontées à une recrudescence de la violence de groupes armés voulant s'accaparer les anciens fiefs de l'ex-guérilla marxiste, où l'Etat est quasiment absent. (Belga)