Par la voix de Gaëtan Van Goidsenhoven, le groupe MR a abordé la situation et les perspectives budgétaires de l'institution francophone "avec nuances". A ses yeux, les plus de 20 millions supplémentaires ont été essentiellement été répartis dans le secteur social-santé, ce qui est "pertinent en regard des besoins et du contexte actuel". Le chef du groupe libéral a également reconnu un certain nombre d'avancées, même si elles sont "tardives et en mode mineur". Il s'est aussi interrogé sur l'absence de trace dans le projet de budget du renforcement promis du service de contrôle interne de l'administration ainsi que de la cellule de contrôle des subventions après "les graves manquements observés par la Cour des comptes". D'après le chef de file MR, le nouveau décret ambulatoire se fait toujours attendre, alors qu'il devait aboutir en 2019. Les services actifs en matière de lutte contre la toxicomanie sont saturés. En matière de santé mentale, 1,8 millions d'euros en plus sont bienvenus, mais la répartition des fonds doit encore se faire. Les 22 structures agréées sont saturées et aucun nouveau service ne recevra d'agrément en 2022. Il n'a pas été prévu non plus de rendre structurel un renforcement de l'offre de services de lutte contre l'isolement ou la maltraitance des personnes âgées. "Se féliciter des avancées engrangées grâce au plan de relance ne doit pas nous dissimuler les inquiétudes structurelles qui pèsent sur le financement des politiques de la Cocof", a-t-il enfin dit. Pour le PTB, Petya Obolensky a jugé que les moyens supplémentaires dégagés, pour positifs qu'ils paraissent, inquiètent en regard de l'augmentation des besoins sociaux et du sous-financement structurel de la CoCof dont les travailleurs interviennent "avec des bouts de sparadraps". "La Cocof est devenue le symbole du fonctionnement par subsides où l'associatif est mis en concurrence pour récupérer quelques miettes", a-t-il dit, rappelant que le PTB plaide pour une activation de la richesse via une taxe sur les millionnaires. "Pour être efficace sur le long terme, on n'échappera pas à un débat approfondi sur la simplification de nos institutions. J'invite la ministre-présidente Barbara Trachte à prendre à bras le corps cette question, sans quoi d'autres le feront à sa place avec des intentions moins louables", a renchéri Christophe De Beukelaer (cdH). Pour le député humaniste, depuis le début de la législature, la politique de handicap est le parent pauvre de la majorité PS-Ecolo-DéFI. Sous la législature précédente, plus de 400 places d'hébergement avaient été ouvertes dont 250 à mi-mandat, bien au-delà des 107 créées depuis 2019, a-t-il déploré. Durant les premiers confinements de la crise, la population et le réseau associatif ont produit des efforts considérables pour protéger les aînés, les plus vulnérables. "Dans le budget, nous ne retrouvons pas l'effort que devraient produire les pouvoirs publics pour prendre le relais", a-t-il ajouté. Points plutôt positifs pour le chef de file cdH, en matière de violences conjugales et intrafamiliales, des efforts budgétaires au profit des organisations de terrain ont été concédés; et un plan de la monoparentalité bruxellois fait son apparition. Mais le budget en matière de formation, domaine où le défi est énorme, ne connait qu'une augmentation marginale tenant compte de l'indexation des salaires, des loyers ou de l'inflation. Idem pour celui qui est réservé aux associations culturelles bruxelloises qui souffrent avec la crise, a-t-il encore dit. (Belga)

Par la voix de Gaëtan Van Goidsenhoven, le groupe MR a abordé la situation et les perspectives budgétaires de l'institution francophone "avec nuances". A ses yeux, les plus de 20 millions supplémentaires ont été essentiellement été répartis dans le secteur social-santé, ce qui est "pertinent en regard des besoins et du contexte actuel". Le chef du groupe libéral a également reconnu un certain nombre d'avancées, même si elles sont "tardives et en mode mineur". Il s'est aussi interrogé sur l'absence de trace dans le projet de budget du renforcement promis du service de contrôle interne de l'administration ainsi que de la cellule de contrôle des subventions après "les graves manquements observés par la Cour des comptes". D'après le chef de file MR, le nouveau décret ambulatoire se fait toujours attendre, alors qu'il devait aboutir en 2019. Les services actifs en matière de lutte contre la toxicomanie sont saturés. En matière de santé mentale, 1,8 millions d'euros en plus sont bienvenus, mais la répartition des fonds doit encore se faire. Les 22 structures agréées sont saturées et aucun nouveau service ne recevra d'agrément en 2022. Il n'a pas été prévu non plus de rendre structurel un renforcement de l'offre de services de lutte contre l'isolement ou la maltraitance des personnes âgées. "Se féliciter des avancées engrangées grâce au plan de relance ne doit pas nous dissimuler les inquiétudes structurelles qui pèsent sur le financement des politiques de la Cocof", a-t-il enfin dit. Pour le PTB, Petya Obolensky a jugé que les moyens supplémentaires dégagés, pour positifs qu'ils paraissent, inquiètent en regard de l'augmentation des besoins sociaux et du sous-financement structurel de la CoCof dont les travailleurs interviennent "avec des bouts de sparadraps". "La Cocof est devenue le symbole du fonctionnement par subsides où l'associatif est mis en concurrence pour récupérer quelques miettes", a-t-il dit, rappelant que le PTB plaide pour une activation de la richesse via une taxe sur les millionnaires. "Pour être efficace sur le long terme, on n'échappera pas à un débat approfondi sur la simplification de nos institutions. J'invite la ministre-présidente Barbara Trachte à prendre à bras le corps cette question, sans quoi d'autres le feront à sa place avec des intentions moins louables", a renchéri Christophe De Beukelaer (cdH). Pour le député humaniste, depuis le début de la législature, la politique de handicap est le parent pauvre de la majorité PS-Ecolo-DéFI. Sous la législature précédente, plus de 400 places d'hébergement avaient été ouvertes dont 250 à mi-mandat, bien au-delà des 107 créées depuis 2019, a-t-il déploré. Durant les premiers confinements de la crise, la population et le réseau associatif ont produit des efforts considérables pour protéger les aînés, les plus vulnérables. "Dans le budget, nous ne retrouvons pas l'effort que devraient produire les pouvoirs publics pour prendre le relais", a-t-il ajouté. Points plutôt positifs pour le chef de file cdH, en matière de violences conjugales et intrafamiliales, des efforts budgétaires au profit des organisations de terrain ont été concédés; et un plan de la monoparentalité bruxellois fait son apparition. Mais le budget en matière de formation, domaine où le défi est énorme, ne connait qu'une augmentation marginale tenant compte de l'indexation des salaires, des loyers ou de l'inflation. Idem pour celui qui est réservé aux associations culturelles bruxelloises qui souffrent avec la crise, a-t-il encore dit. (Belga)