"On pourrait peut-être parler d'une coalition corona." La formation fédérale est pratiquement à l'arrêt, mais en sortant ce nouveau concept, Joachim Coens la ranime un peu.
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"On pourrait peut-être parler d'une coalition corona." La formation fédérale est pratiquement à l'arrêt, mais en sortant ce nouveau concept, Joachim Coens la ranime un peu.À première vue, la suggestion médiatique du président du CD&V semble étrange. Que peu de partis sont désireux d'entrer dans un gouvernement fédéral est un euphémisme. Les défis budgétaires sont énormes, les sondages ne sont pas favorables aux partis traditionnels. Il semble donc pour le moins étrange de lier un gouvernement à un virusqui se répand rapidement et qui peut être mortel. Il est probablement temps de former une coalition de bonne volonté. "Ceux qui veulent lutter contre l'impact économique du virus, ceux qui veulent mettre de l'ordre dans le budget, s'attaquer à la compétitivité, améliorer le pouvoir d'achat des gens", dit Coens sur Radio 1. Le coronavirus en 2020 fera-t-il ce que les agences de notation ont fait en 2011 ?Pour forcer cette coalition, il faut des vetos. Après le niet de Paul Magnette (PS), la piste violette-jaune est à son apogée. La principale pierre d'achoppement pour le CD&V est que cette coalition ne dispose pas d'une majorité dans le groupe linguistique néerlandais. "Il y a d'autres points de fond importants", indique Coens. "La stabilité et les majorités sont importantes à cet égard. Plus les défis sont grands, plus la stabilité est importante pour tous les gouvernements. Mais c'est maintenant aux informateurs de voir comment tous les partis gèrent cette question."Cette dernière phrase est importante. Les chrétiens-démocrates estiment qu'ils ont déjà plus qu'assez pris de risques avec Coens et surtout avec Geens. Le CD&V confie donc la responsabilité du déroulement ultérieur aux commissaires actuels Patrick Dewael (Open VLD) et Sabine Laruelle (MR). Les présidents respectifs de la Chambre des représentants et du Sénat n'attendent pas de percée majeure. La probabilité qu'ils séparent le CD&V de la N-VA est extrêmement faible.Cependant, la N-VA est sur le qui-vive. Un négociateur suppose que Dewael et Laruelle ont deux tâches : apaiser les esprits et préparer le virage vers Vivaldi. Comme le déclarait le président Bart De Wever après l'escalade avec le PS : "La pression pour faire plier le CD&V sera extrême." Une coalition corona peut-elle pousser la N-VA en quarantaine pendant quatre ans ?Le président de CD&V, Coens, a été en contact avec Dewael et Laruelle, a-t-il confirmé à la radio. On ne peut pas en dire autant de son acolyte de la N-VA, Bart De Wever, qui est en vacances. Mercredi après-midi, il a publié une photo de lui à Val Thorens. "L'occasion de rencontrer de nouvelles personnes", commente-t-il.