Alors que les magasins sont à nouveau accessibles depuis lundi, la reprise des activités ne se passe pas du tout comme les syndicats l'avaient espéré. "Dans certaines grandes enseignes, on a purement et simplement fermé les cabines d'essayage. Dans d'autres, une sur deux reste ouverte et les cabines ne sont nettoyées que deux à trois fois par jour, pas plus. Les tentures des cabines, qu'elles soient en tissu ou en plastique, ne sont pas non plus nettoyées", explique le permanent CNE Jalil Bourhidane. Selon le syndicaliste, cet état de fait est dû à un manque de personnel dans les magasins. "Des vendeurs ont été mis en chômage temporaire. En moyenne, dans les grandes enseignes, il n'y a pas plus de 60 % du personnel au travail, souvent moins. Dans les plus petites boutiques, le vendeur est la plupart du temps seul. Le personnel en sous-effectif n'a donc pas le temps de respecter ces procédures lourdes de nettoyage", dit-il. Autre problème pointé par la CNE : la remise en rayon des vêtements essayés. "Nous avions cru qu'ils ne seraient pas remis dans les rayons avant 24 heures mais on nous rapporte des pressions faites par les managers pour que ce délai soit plus court", signale Jalil Bourhidane. Alors, outre une forme de responsabilité de la part des clients, le syndicat chrétien demande la fermeture des cabines d'essayage dans toutes les grandes enseignes, "afin d'éviter toutes ces procédures à un personnel qui est déjà épuisé, une semaine après la réouverture". Il souhaite aussi que les directions augmentent le nombre de travailleurs en magasin. (Belga)

Alors que les magasins sont à nouveau accessibles depuis lundi, la reprise des activités ne se passe pas du tout comme les syndicats l'avaient espéré. "Dans certaines grandes enseignes, on a purement et simplement fermé les cabines d'essayage. Dans d'autres, une sur deux reste ouverte et les cabines ne sont nettoyées que deux à trois fois par jour, pas plus. Les tentures des cabines, qu'elles soient en tissu ou en plastique, ne sont pas non plus nettoyées", explique le permanent CNE Jalil Bourhidane. Selon le syndicaliste, cet état de fait est dû à un manque de personnel dans les magasins. "Des vendeurs ont été mis en chômage temporaire. En moyenne, dans les grandes enseignes, il n'y a pas plus de 60 % du personnel au travail, souvent moins. Dans les plus petites boutiques, le vendeur est la plupart du temps seul. Le personnel en sous-effectif n'a donc pas le temps de respecter ces procédures lourdes de nettoyage", dit-il. Autre problème pointé par la CNE : la remise en rayon des vêtements essayés. "Nous avions cru qu'ils ne seraient pas remis dans les rayons avant 24 heures mais on nous rapporte des pressions faites par les managers pour que ce délai soit plus court", signale Jalil Bourhidane. Alors, outre une forme de responsabilité de la part des clients, le syndicat chrétien demande la fermeture des cabines d'essayage dans toutes les grandes enseignes, "afin d'éviter toutes ces procédures à un personnel qui est déjà épuisé, une semaine après la réouverture". Il souhaite aussi que les directions augmentent le nombre de travailleurs en magasin. (Belga)