Sina Weibo, une plateforme souvent qualifiée de "Twitter chinois", a subi samedi les foudres de l'administration chinoise en charge du cyber-espace, qui a récemment intensifié ses contrôles sur les contenus "inappropriés". Weibo laisse ses utilisateurs "poster des contenus allant dans le sens de mauvaises opinions, obscènes, de mauvais goût ou (défendant) la discrimination ethnique", a insisté l'autorité de régulation, dans un communiqué sur son compte de messagerie WeChat. Weibo "a contrevenu aux lois et règlements du pays, orienté l'opinion publique dans la mauvaise direction, et exercé une très mauvaise influence", a-t-elle ajouté. En guise de sanction, les régulateurs ont demandé à Weibo de suspendre pour une semaine certaines fonctionnalités, notamment le mode de recherche des sujets les plus partagés, ou encore un service payant permettant de poser des questions à une célébrité. L'internet chinois est encadré de façon drastique par un système complexe de censure ("la Grande muraille électronique") qui bloque notamment les réseaux sociaux Facebook et Twitter, ainsi que YouTube et Google. Les plateformes chinoises comme Weibo ou WeChat font par ailleurs l'objet d'une censure étroite, tout en étant censées réguler elles-mêmes les contenus de leurs utilisateurs. Une loi sur la cybersécurité, appliquée depuis l'été dernier, a encore durci les interdictions bâillonnant l'internet. Les nouvelles sanctions "sont un prétexte pour mieux contrôler la liste des sujets les plus partagés. Désormais, ce que vous verrez en haut de votre fil sera ce que le gouvernement veut mettre en avant", se désolait dimanche un usager de Weibo... dans un microblog sur la plateforme. (Belga)

Sina Weibo, une plateforme souvent qualifiée de "Twitter chinois", a subi samedi les foudres de l'administration chinoise en charge du cyber-espace, qui a récemment intensifié ses contrôles sur les contenus "inappropriés". Weibo laisse ses utilisateurs "poster des contenus allant dans le sens de mauvaises opinions, obscènes, de mauvais goût ou (défendant) la discrimination ethnique", a insisté l'autorité de régulation, dans un communiqué sur son compte de messagerie WeChat. Weibo "a contrevenu aux lois et règlements du pays, orienté l'opinion publique dans la mauvaise direction, et exercé une très mauvaise influence", a-t-elle ajouté. En guise de sanction, les régulateurs ont demandé à Weibo de suspendre pour une semaine certaines fonctionnalités, notamment le mode de recherche des sujets les plus partagés, ou encore un service payant permettant de poser des questions à une célébrité. L'internet chinois est encadré de façon drastique par un système complexe de censure ("la Grande muraille électronique") qui bloque notamment les réseaux sociaux Facebook et Twitter, ainsi que YouTube et Google. Les plateformes chinoises comme Weibo ou WeChat font par ailleurs l'objet d'une censure étroite, tout en étant censées réguler elles-mêmes les contenus de leurs utilisateurs. Une loi sur la cybersécurité, appliquée depuis l'été dernier, a encore durci les interdictions bâillonnant l'internet. Les nouvelles sanctions "sont un prétexte pour mieux contrôler la liste des sujets les plus partagés. Désormais, ce que vous verrez en haut de votre fil sera ce que le gouvernement veut mettre en avant", se désolait dimanche un usager de Weibo... dans un microblog sur la plateforme. (Belga)