Les relations entre les deux puissances mondiales sont tendues sur d'innombrables dossiers: commerce, loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, mer de Chine méridionale ou encore musulmans ouïghours. C'est dans ce contexte que les Etats-Unis ont annoncé mercredi des restrictions de visa contre les employés des sociétés technologiques chinoises, dont Huawei, en cas de "soutien matériel" à des violations des droits de l'Homme. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo accuse notamment l'entreprise de télécoms d'installer des technologies de surveillance au Xinjiang -- une région du nord-ouest de la Chine longtemps frappée par des attentats. Selon des organisations de défense des droits de l'Homme, un million de Ouïghours et de membres d'autres ethnies musulmanes sont ou y auraient été internés au nom de la lutte antiterroriste. Mike Pompeo, qui soupçonne Huawei d'espionnage potentiel au profit de Pékin, s'est par ailleurs félicité de la décision du Royaume-Uni de couper les liens avec Huawei pour son réseau 5G et de rejoindre ainsi la liste des "pays propres". "Ce que font les Etats-Unis n'a rien de propre. Ce sont des coups bas, tout simplement", a répliqué jeudi Hua Chunying, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "La seule faute de Huawei est d'être chinoise", a-t-elle déclaré devant la presse. La porte-parole a également dénoncé les accusations de Washington en matière de droits de l'Homme, fustigeant l'interventionnisme américain à l'étranger ou les "discriminations raciales généralisées" sur le sol américain. "Si Pompeo veut parler de droits de l'Homme, il devrait demander à George Floyd et aux membres de minorités ethniques aux Etats-Unis ce qu'ils en pensent", a ironisé Mme Hua en référence à cet Afro-Américain asphyxié fin mai par un policier. Le Royaume-Uni a décidé mardi d'expurger son futur réseau 5G de tout équipement produit par Huawei, au nom de sa sécurité nationale. Les sanctions américaines imposées en mai, destinées à couper l'accès de l'entreprise privée chinoise aux semi-conducteurs fabriqués avec des composants américains, ont pesé dans la décision. "Cela montre que le gouvernement britannique a perdu ses précieuses indépendance et autonomie dans le dossier Huawei", a dénoncé Hua Chunying, qui avait accusé la veille le Royaume-Uni d'être un "vassal" des Etats-Unis. (Belga)

Les relations entre les deux puissances mondiales sont tendues sur d'innombrables dossiers: commerce, loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, mer de Chine méridionale ou encore musulmans ouïghours. C'est dans ce contexte que les Etats-Unis ont annoncé mercredi des restrictions de visa contre les employés des sociétés technologiques chinoises, dont Huawei, en cas de "soutien matériel" à des violations des droits de l'Homme. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo accuse notamment l'entreprise de télécoms d'installer des technologies de surveillance au Xinjiang -- une région du nord-ouest de la Chine longtemps frappée par des attentats. Selon des organisations de défense des droits de l'Homme, un million de Ouïghours et de membres d'autres ethnies musulmanes sont ou y auraient été internés au nom de la lutte antiterroriste. Mike Pompeo, qui soupçonne Huawei d'espionnage potentiel au profit de Pékin, s'est par ailleurs félicité de la décision du Royaume-Uni de couper les liens avec Huawei pour son réseau 5G et de rejoindre ainsi la liste des "pays propres". "Ce que font les Etats-Unis n'a rien de propre. Ce sont des coups bas, tout simplement", a répliqué jeudi Hua Chunying, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "La seule faute de Huawei est d'être chinoise", a-t-elle déclaré devant la presse. La porte-parole a également dénoncé les accusations de Washington en matière de droits de l'Homme, fustigeant l'interventionnisme américain à l'étranger ou les "discriminations raciales généralisées" sur le sol américain. "Si Pompeo veut parler de droits de l'Homme, il devrait demander à George Floyd et aux membres de minorités ethniques aux Etats-Unis ce qu'ils en pensent", a ironisé Mme Hua en référence à cet Afro-Américain asphyxié fin mai par un policier. Le Royaume-Uni a décidé mardi d'expurger son futur réseau 5G de tout équipement produit par Huawei, au nom de sa sécurité nationale. Les sanctions américaines imposées en mai, destinées à couper l'accès de l'entreprise privée chinoise aux semi-conducteurs fabriqués avec des composants américains, ont pesé dans la décision. "Cela montre que le gouvernement britannique a perdu ses précieuses indépendance et autonomie dans le dossier Huawei", a dénoncé Hua Chunying, qui avait accusé la veille le Royaume-Uni d'être un "vassal" des Etats-Unis. (Belga)