Ce texte, porté par les députés Séverine de Laveleye (Ecolo) et Christophe Lacroix (PS), demande au gouvernement fédéral de plaider au niveau européen afin de renforcer la transparence et l'explicabilité des algorithmes ainsi que lutter contre les contenus manifestement illégaux et punissables sur les plateformes et médias sociaux de manière harmonisée. La Chambre demande aussi d'équiper les personnels judiciaire et administratif en conséquence, en termes de connaissance et de matériel, "afin que ceux-ci puissent répondre de la manière la plus optimisée et consciente possible à des situations d'infractions en ligne". Elle demande également d'examiner la problématique du micro-ciblage publicitaire à l'attention des personnes de moins de seize ans et d'y apporter des solutions. La N-VA, tout comme le Vlaams Belang et le PTB, n'a pas soutenu la proposition, estimant que le texte aurait dû se contenter de travailler sur la problématique des algorithmes. "Les plateformes ne peuvent pas être érigées en police de la vérité", a averti le chef de groupe nationaliste Peter De Roover à propos de la possibilité offerte aux réseaux sociaux de supprimer elles-mêmes un propos ou un utilisateur sans recourir aux tribunaux. "Ce n'est pas exact", a réagi Gilles Vanden Burre (Ecolo). "C'est un système de signalement et la plateforme doit se justifier (...) De facto, c'est le far west, et nous souhaitons que ce ne soit plus le far west." "Ce raisonnement est faux", a renchéri Christophe Lacroix (PS). "Ce ne sont pas des médias comme les autres. Le modèle économique est fondé sur l'engagement émotionnel déraisonnable, peu importe la vérité", a-t-il observé, parlant d'une "Information par silo". "Les réseaux sociaux ne doivent pas devenir les nouveaux censeurs, mais nous ne voulons pas d'un monde où l'incitation à la haine puisse être un 'business model'. En démocratie, les campagnes politiques en ligne doivent être identifiées comme telles", a-t-il ajouté. "C'est un travail riche, dense et excessivement inspirant pour la rédaction du 'digital services act' (législation sur les services numériques proposée par la Commission européenne, ndlr)'", a enfin commenté le secrétaire d'Etat à la Digitalisation Mathieu Michel (MR). (Belga)

Ce texte, porté par les députés Séverine de Laveleye (Ecolo) et Christophe Lacroix (PS), demande au gouvernement fédéral de plaider au niveau européen afin de renforcer la transparence et l'explicabilité des algorithmes ainsi que lutter contre les contenus manifestement illégaux et punissables sur les plateformes et médias sociaux de manière harmonisée. La Chambre demande aussi d'équiper les personnels judiciaire et administratif en conséquence, en termes de connaissance et de matériel, "afin que ceux-ci puissent répondre de la manière la plus optimisée et consciente possible à des situations d'infractions en ligne". Elle demande également d'examiner la problématique du micro-ciblage publicitaire à l'attention des personnes de moins de seize ans et d'y apporter des solutions. La N-VA, tout comme le Vlaams Belang et le PTB, n'a pas soutenu la proposition, estimant que le texte aurait dû se contenter de travailler sur la problématique des algorithmes. "Les plateformes ne peuvent pas être érigées en police de la vérité", a averti le chef de groupe nationaliste Peter De Roover à propos de la possibilité offerte aux réseaux sociaux de supprimer elles-mêmes un propos ou un utilisateur sans recourir aux tribunaux. "Ce n'est pas exact", a réagi Gilles Vanden Burre (Ecolo). "C'est un système de signalement et la plateforme doit se justifier (...) De facto, c'est le far west, et nous souhaitons que ce ne soit plus le far west." "Ce raisonnement est faux", a renchéri Christophe Lacroix (PS). "Ce ne sont pas des médias comme les autres. Le modèle économique est fondé sur l'engagement émotionnel déraisonnable, peu importe la vérité", a-t-il observé, parlant d'une "Information par silo". "Les réseaux sociaux ne doivent pas devenir les nouveaux censeurs, mais nous ne voulons pas d'un monde où l'incitation à la haine puisse être un 'business model'. En démocratie, les campagnes politiques en ligne doivent être identifiées comme telles", a-t-il ajouté. "C'est un travail riche, dense et excessivement inspirant pour la rédaction du 'digital services act' (législation sur les services numériques proposée par la Commission européenne, ndlr)'", a enfin commenté le secrétaire d'Etat à la Digitalisation Mathieu Michel (MR). (Belga)