La CEDH, saisie par une famille irakienne dont la demande d'asile a été rejetée, a décidé d'"appliquer l'article 39" de son règlement, prévoyant la possibilité de prendre des mesures d'urgence lorsque l'intégrité physique des requérants est menacée, a indiqué un porte-parole à l'AFP. Ceux-ci, un couple et leurs trois enfants mineurs, qui attendent leur retour vers l'Irak, affirment "ne pas recevoir suffisament de nourriture" et dénoncent les conditions de vie au sein du camp. La Cour de Strasbourg a enjoint Budapest à "fournir aux requérants de la nourriture (...) et à prendre les mesures nécessaires, aussi vite que possible, pour s'assurer que l'environnement dans laquelle la famille se trouve répond au conditions établies par l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'Homme", a précisé son porte-parole. Cet article porte sur l'interdiction des traitements inhumains et dégradants. La Cour précise qu'elle a reçu "plusieurs demandes similaires" concernant les camps de transit en Hongrie, sans en préciser le nombre. La CEDH a exhorté le gouvernement hongrois à "tenir compte" de "la présence de mineurs dans la famille des requérants" et de "l'informer des développements de la situation". La Hongrie, où le Premier ministre national-conservateur Viktor Orban a été réélu pour un troisième mandat d'affilée en 2018, s'est illustrée par son discours intolérant contre l'accueil de migrants extra-européens et une série de mesures durcissant la politique migratoire du pays. Le pays a reçu en 2017 3.397 demandes d'asile et accordé le statut de protection subsidiaire, ou celui de réfugié, à 1.216 personnes. (Belga)

La CEDH, saisie par une famille irakienne dont la demande d'asile a été rejetée, a décidé d'"appliquer l'article 39" de son règlement, prévoyant la possibilité de prendre des mesures d'urgence lorsque l'intégrité physique des requérants est menacée, a indiqué un porte-parole à l'AFP. Ceux-ci, un couple et leurs trois enfants mineurs, qui attendent leur retour vers l'Irak, affirment "ne pas recevoir suffisament de nourriture" et dénoncent les conditions de vie au sein du camp. La Cour de Strasbourg a enjoint Budapest à "fournir aux requérants de la nourriture (...) et à prendre les mesures nécessaires, aussi vite que possible, pour s'assurer que l'environnement dans laquelle la famille se trouve répond au conditions établies par l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'Homme", a précisé son porte-parole. Cet article porte sur l'interdiction des traitements inhumains et dégradants. La Cour précise qu'elle a reçu "plusieurs demandes similaires" concernant les camps de transit en Hongrie, sans en préciser le nombre. La CEDH a exhorté le gouvernement hongrois à "tenir compte" de "la présence de mineurs dans la famille des requérants" et de "l'informer des développements de la situation". La Hongrie, où le Premier ministre national-conservateur Viktor Orban a été réélu pour un troisième mandat d'affilée en 2018, s'est illustrée par son discours intolérant contre l'accueil de migrants extra-européens et une série de mesures durcissant la politique migratoire du pays. Le pays a reçu en 2017 3.397 demandes d'asile et accordé le statut de protection subsidiaire, ou celui de réfugié, à 1.216 personnes. (Belga)