La loi, qui a pris effet dès mardi, ne mentionne pas explicitement le président Trump, qui sera candidat à sa réélection lors de la présidentielle de 2020, sauf énorme surprise. L'organisation d'une primaire républicaine paraît toutefois peu probable à ce stade, les élus de son parti lui apportant majoritairement leur soutien. Donald Trump a toujours refusé de divulguer sa situation fiscale, comme l'avaient fait tous ses prédécesseurs depuis 40 ans, et les démocrates cherchent par tous les moyens à forcer le président à la rendre publique. La mesure californienne stipule que tout candidat à la présidentielle doit fournir cinq années de déclarations fiscales afin de pouvoir disputer l'investiture d'un parti en Californie, l'Etat américain le plus peuplé. Elle avait été adoptée par les élus californiens le mois dernier. L'avocat du président, Jay Sekulow, a indiqué aux médias américains que la loi californienne ferait l'objet de recours devant les tribunaux. Selon la conférence nationale des parlements locaux (NCSL), 17 Etats américains auraient introduit des projets de loi similaires cette année. Mais pour l'équipe de campagne de Donald Trump, des lois adoptées par des Etats concernant l'éligibilité de candidats à la présidentielle sont anticonstitutionnelles. (Belga)