L'armée birmane a renversé le 1er février la cheffe du gouvernement civil Aung San Suu Kyi, mettant fin brutalement à une parenthèse démocratique de 10 ans. Depuis, elle réprime dans le sang les manifestations quasi-quotidiennes, menées par une jeunesse avide de liberté, grande consommatrice de réseaux sociaux et de nouvelles technologies. L'OMS avait préalablement reçu deux jeux de documents de deux délégations différentes, affirmant chacune qu'elle représentait le gouvernement de Birmanie à la 74e Assemblée mondiale de la Santé (24 mai au 1er juin), qui porte surtout sur la fin de la pandémie de Covid-19 et la préparation à la suivante. Selon la Commission de vérification des pouvoirs de l'OMS, composée de 12 délégués, un jeu de documents a été soumis au nom du "ministre de la Santé du Conseil administratif d'État", et l'autre au nom du "ministre de la Santé du Gouvernement d'unité nationale". Après analyse de la situation, la Commission a recommandé mercredi aux membres de l'organisation de différer une décision sur la question de la représentation de la Birmanie, en attendant un avis de l'Assemblée générale des Nations unies, "étant entendu que personne ne représenterait" la Birmanie à la 74e Assemblée mondiale de la Santé. Cette recommandation a été approuvée mercredi sans objection par les membres de l'OMS. La Birmanie est en proie au chaos et son économie est paralysée depuis le putsch du 1er février. La répression des opposants a fait plus de 800 morts. Des dizaines de milliers de civils sont déplacés en raison d'affrontements entre l'armée et des milices ethniques, nombreuses dans le pays. (Belga)

L'armée birmane a renversé le 1er février la cheffe du gouvernement civil Aung San Suu Kyi, mettant fin brutalement à une parenthèse démocratique de 10 ans. Depuis, elle réprime dans le sang les manifestations quasi-quotidiennes, menées par une jeunesse avide de liberté, grande consommatrice de réseaux sociaux et de nouvelles technologies. L'OMS avait préalablement reçu deux jeux de documents de deux délégations différentes, affirmant chacune qu'elle représentait le gouvernement de Birmanie à la 74e Assemblée mondiale de la Santé (24 mai au 1er juin), qui porte surtout sur la fin de la pandémie de Covid-19 et la préparation à la suivante. Selon la Commission de vérification des pouvoirs de l'OMS, composée de 12 délégués, un jeu de documents a été soumis au nom du "ministre de la Santé du Conseil administratif d'État", et l'autre au nom du "ministre de la Santé du Gouvernement d'unité nationale". Après analyse de la situation, la Commission a recommandé mercredi aux membres de l'organisation de différer une décision sur la question de la représentation de la Birmanie, en attendant un avis de l'Assemblée générale des Nations unies, "étant entendu que personne ne représenterait" la Birmanie à la 74e Assemblée mondiale de la Santé. Cette recommandation a été approuvée mercredi sans objection par les membres de l'OMS. La Birmanie est en proie au chaos et son économie est paralysée depuis le putsch du 1er février. La répression des opposants a fait plus de 800 morts. Des dizaines de milliers de civils sont déplacés en raison d'affrontements entre l'armée et des milices ethniques, nombreuses dans le pays. (Belga)