Dans ce rapport TIP publié jeudi, la Birmanie est dégradée du niveau 2 au niveau 3, parmi les plus mauvais élèves de la liste noire des pays ne combattant pas assez le trafic d'êtres humains. Evoquant comme l'ONU le terme de "nettoyage ethnique", Washington souligne la responsabilité, indirecte, de la Birmanie, en ayant poussé à l'exode une population si importante, se retrouvant à vivre dans des camps de fortune au Bangladesh, avec un nombre important d'enfants non accompagnés et de femmes. Une fois au Bangladesh, "résultat de leur déplacement" forcé, de nombreux Rohingyas "sont sujets à l'exploitation ou emmenés vers d'autres pays dans le cadre d'un trafic à but sexuel", souligne le rapport du département d'Etat. Certains enfants ont été enlevés et vendus pour des mariages forcés en Inde, en Indonésie ou en Malaisie, souligne le rapport. Le gouvernement de la prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi n'était pas joignable pour commentaire dans un premier temps. En 2016, le rapport TIP du département d'Etat américain avait déjà dégradé la Birmanie du niveau 2 au niveau 3. Mais il l'avait remonté au niveau 2 en 2017, avant la crise des Rohingyas survenue à l'été 2017. Depuis des législatives historiques en novembre 2015, raz-de-marée électoral pour le parti d'Aung San Suu Kyi, celle-ci a pu mettre en place un premier gouvernement civil, après des décennies de junte militaire. Mais le drame des Rohingyas, discriminés depuis des années en Birmanie, empoisonne le mandat de la prix Nobel. En 2016, le rapport TIP soulignait déjà la "vulnérabilité" des Rohingyas "à la traite sexuelle ou au trafic de main-d'oeuvre dans l'Etat Rakhine, y compris au travail forcé par les autorités". (Belga)

Dans ce rapport TIP publié jeudi, la Birmanie est dégradée du niveau 2 au niveau 3, parmi les plus mauvais élèves de la liste noire des pays ne combattant pas assez le trafic d'êtres humains. Evoquant comme l'ONU le terme de "nettoyage ethnique", Washington souligne la responsabilité, indirecte, de la Birmanie, en ayant poussé à l'exode une population si importante, se retrouvant à vivre dans des camps de fortune au Bangladesh, avec un nombre important d'enfants non accompagnés et de femmes. Une fois au Bangladesh, "résultat de leur déplacement" forcé, de nombreux Rohingyas "sont sujets à l'exploitation ou emmenés vers d'autres pays dans le cadre d'un trafic à but sexuel", souligne le rapport du département d'Etat. Certains enfants ont été enlevés et vendus pour des mariages forcés en Inde, en Indonésie ou en Malaisie, souligne le rapport. Le gouvernement de la prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi n'était pas joignable pour commentaire dans un premier temps. En 2016, le rapport TIP du département d'Etat américain avait déjà dégradé la Birmanie du niveau 2 au niveau 3. Mais il l'avait remonté au niveau 2 en 2017, avant la crise des Rohingyas survenue à l'été 2017. Depuis des législatives historiques en novembre 2015, raz-de-marée électoral pour le parti d'Aung San Suu Kyi, celle-ci a pu mettre en place un premier gouvernement civil, après des décennies de junte militaire. Mais le drame des Rohingyas, discriminés depuis des années en Birmanie, empoisonne le mandat de la prix Nobel. En 2016, le rapport TIP soulignait déjà la "vulnérabilité" des Rohingyas "à la traite sexuelle ou au trafic de main-d'oeuvre dans l'Etat Rakhine, y compris au travail forcé par les autorités". (Belga)