L'homme qui a inspiré le film "Hôtel Rwanda" a été arrêté dans des circonstances mystérieuses à Dubaï et est incarcéré depuis lors au Rwanda. Cet opposant au président Paul Kagame est inculpé pour terrorisme, meurtre et financement de rébellion. Il est accusé de soutenir le Front de Libération Nationale (FLN), un groupe considéré comme terroriste par Kigali. M. Rusesabagina a acquis la nationalité belge en 1999. Depuis son incarcération, les autorités diplomatiques belges lui ont rendu trois visites en prison et ont eu deux entretiens téléphoniques avec lui. Ce mardi, le Rwanda a décrété un confinement de deux semaines. A ce jour, les Affaires étrangères ignorent quelles seront les conséquences sur l'assistance consulaire qu'elles fournissent à ce citoyen belge ainsi que sur la date de son procès annoncé pour le 26 janvier. "Nous continuons à veiller à ce que M. Rusesabagina soit détenu dans des conditions dignes, qu'il fasse l'objet d'un suivi médical adéquat, que son droit à la défense soit respecté et qu'il puisse bénéficier d'un procès équitable", a expliqué Mme Wilmès. De nombreuses questions se posent sur la façon dont cet homme âgé de 66 ans est arrivé au Rwanda. Selon ses explications, l'avion privé qu'il a emprunté pour se rendre de Dubaï a finalement atterri par "surprise" au Rwanda. L'avocat belge de M. Rusesabagina a déposé plainte pour enlèvement. L'ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé une "disparition forcée". La diplomatie belge se refuse jusqu'à présent à employer ces mots. "Les circonstances de son arrestation doivent faire l'objet d'une enquête judiciaire. Le ministère et l'ambassade ne sont pas compétents pour cette matière", a souligné Mme Wilmès. Un transfèrement éventuel dans une prison belge n'est pas possible. Aucune convention bilatérale ne lie la Belgique et le Rwanda dans ce domaine, a indiqué la ministre. Qui plus est, le Rwanda n'a pas signé la convention de Strasbourg relative au transfèrement. Dans l'opposition, le cdH a reproché la timidité du gouvernement face à ces faits, et ce d'autant plus que le régime de Paul Kagame est accusé de harcèlement voire d'élimination de ses opposants à l'étranger. "Je ne comprends pas ce qui empêche la Belgique de qualifier ce qui s'est passé d'enlèvement, ce qui est un acte scandaleux et inacceptable à l'égard de citoyens belges. En ne qualifiant pas correctement, on met la vie de ce citoyen en danger", a averti M. Dallemagne. La majorité a également pressé le gouvernement de dénoncer les circonstances de la disparition de M. Rusesabagina. "On ne peut accepter en tant qu'Etat de droit que nos ressortissants soient enlevés", a souligné M. Cogolati. "Tous les clignotants doivent être allumés", a dit Mme Van Hoof. "Il s'agit quand même d'un citoyen belge. Certes, il ne peut être transféré mais devons veiller à ce qu'il reçoive un procès équitable et transparent. Nous recevons de nombreuses informations alarmantes". (Belga)

L'homme qui a inspiré le film "Hôtel Rwanda" a été arrêté dans des circonstances mystérieuses à Dubaï et est incarcéré depuis lors au Rwanda. Cet opposant au président Paul Kagame est inculpé pour terrorisme, meurtre et financement de rébellion. Il est accusé de soutenir le Front de Libération Nationale (FLN), un groupe considéré comme terroriste par Kigali. M. Rusesabagina a acquis la nationalité belge en 1999. Depuis son incarcération, les autorités diplomatiques belges lui ont rendu trois visites en prison et ont eu deux entretiens téléphoniques avec lui. Ce mardi, le Rwanda a décrété un confinement de deux semaines. A ce jour, les Affaires étrangères ignorent quelles seront les conséquences sur l'assistance consulaire qu'elles fournissent à ce citoyen belge ainsi que sur la date de son procès annoncé pour le 26 janvier. "Nous continuons à veiller à ce que M. Rusesabagina soit détenu dans des conditions dignes, qu'il fasse l'objet d'un suivi médical adéquat, que son droit à la défense soit respecté et qu'il puisse bénéficier d'un procès équitable", a expliqué Mme Wilmès. De nombreuses questions se posent sur la façon dont cet homme âgé de 66 ans est arrivé au Rwanda. Selon ses explications, l'avion privé qu'il a emprunté pour se rendre de Dubaï a finalement atterri par "surprise" au Rwanda. L'avocat belge de M. Rusesabagina a déposé plainte pour enlèvement. L'ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé une "disparition forcée". La diplomatie belge se refuse jusqu'à présent à employer ces mots. "Les circonstances de son arrestation doivent faire l'objet d'une enquête judiciaire. Le ministère et l'ambassade ne sont pas compétents pour cette matière", a souligné Mme Wilmès. Un transfèrement éventuel dans une prison belge n'est pas possible. Aucune convention bilatérale ne lie la Belgique et le Rwanda dans ce domaine, a indiqué la ministre. Qui plus est, le Rwanda n'a pas signé la convention de Strasbourg relative au transfèrement. Dans l'opposition, le cdH a reproché la timidité du gouvernement face à ces faits, et ce d'autant plus que le régime de Paul Kagame est accusé de harcèlement voire d'élimination de ses opposants à l'étranger. "Je ne comprends pas ce qui empêche la Belgique de qualifier ce qui s'est passé d'enlèvement, ce qui est un acte scandaleux et inacceptable à l'égard de citoyens belges. En ne qualifiant pas correctement, on met la vie de ce citoyen en danger", a averti M. Dallemagne. La majorité a également pressé le gouvernement de dénoncer les circonstances de la disparition de M. Rusesabagina. "On ne peut accepter en tant qu'Etat de droit que nos ressortissants soient enlevés", a souligné M. Cogolati. "Tous les clignotants doivent être allumés", a dit Mme Van Hoof. "Il s'agit quand même d'un citoyen belge. Certes, il ne peut être transféré mais devons veiller à ce qu'il reçoive un procès équitable et transparent. Nous recevons de nombreuses informations alarmantes". (Belga)