"Nous avons enregistré des progrès modestes et réguliers d'année en année, mais cette fois, nous avons des raisons de nous inquiéter. La pandémie de coronavirus menace gravement la progression de l'égalité de genre", a déclaré Carlien Scheele, directrice de l'EIGE. Selon le dernier indice en la matière de cet institut, l'UE ne progresse que d'un demi-point chaque année, avec un résultat de 67,9 sur 100 cette année. Avec un score de 71,4 et une progression d'à peine 2,1 points depuis 2010, la Belgique est désormais neuvième de la classe européenne, en recul d'une place par rapport et l'an dernier et de quatre place par rapport à il y a dix ans. Si elle s'en sort bien en termes de rémunérations, de santé et d'éducation, elle a régressé en matière de temps libre. Elle pèche, comme les autres membres de l'UE, quant à la participation des femmes au processus décisionnel dans les sphères de pouvoir (politique, économie, médias, recherche et sports). A cet égard, la progression la plus importante a été observée dans le secteur privé, principalement en raison de l'amélioration de l'équilibre femmes-hommes dans les conseils d'administration. L'indice de cette année met particulièrement l'accent sur les conséquences de la numérisation sur la vie professionnelle des femmes et des hommes. Les femmes courent un risque légèrement supérieur d'être remplacées dans leur emploi par des robots et elles sont sous-représentées dans le développement de l'intelligence artificielle, des start-ups numériques et des produits de haute technologie, souligne l'institut européen. La commissaire européenne chargée de l'égalité, Helena Dalli, a appelé à mettre en ?uvre intégralement la stratégie de l'UE en faveur de l'égalité entre les hommes et les femmes adoptée cette année pour les cinq ans à venir. De son côté, l'Institut belge pour l'égalité des femmes et des hommes a mis à jour jeudi des statistiques confirmant que, si les taux d'emploi des femmes et des hommes tendent à se rejoindre ces dernières années, l'évolution du partage des tâches à la maison est beaucoup plus lente. Près de la moitié des travailleuses ayant de jeunes enfants (46%) adaptent leur organisation de travail, contre seulement 22% des hommes dans la même situation. Il s'agit le plus souvent de prester moins d'heures de travail: 24% des jeunes mères prennent cette décision contre 6% des jeunes pères. "Le nouveau gouvernement promet de porter à 20 jours le congé de naissance pour les pères et les coparentes. L'Institut se félicite de cette mesure. De plus, le fait de rendre le congé de naissance obligatoire devrait alléger la pression qui pousse à donner la priorité au travail", indique-t-il dans un communiqué. (Belga)

"Nous avons enregistré des progrès modestes et réguliers d'année en année, mais cette fois, nous avons des raisons de nous inquiéter. La pandémie de coronavirus menace gravement la progression de l'égalité de genre", a déclaré Carlien Scheele, directrice de l'EIGE. Selon le dernier indice en la matière de cet institut, l'UE ne progresse que d'un demi-point chaque année, avec un résultat de 67,9 sur 100 cette année. Avec un score de 71,4 et une progression d'à peine 2,1 points depuis 2010, la Belgique est désormais neuvième de la classe européenne, en recul d'une place par rapport et l'an dernier et de quatre place par rapport à il y a dix ans. Si elle s'en sort bien en termes de rémunérations, de santé et d'éducation, elle a régressé en matière de temps libre. Elle pèche, comme les autres membres de l'UE, quant à la participation des femmes au processus décisionnel dans les sphères de pouvoir (politique, économie, médias, recherche et sports). A cet égard, la progression la plus importante a été observée dans le secteur privé, principalement en raison de l'amélioration de l'équilibre femmes-hommes dans les conseils d'administration. L'indice de cette année met particulièrement l'accent sur les conséquences de la numérisation sur la vie professionnelle des femmes et des hommes. Les femmes courent un risque légèrement supérieur d'être remplacées dans leur emploi par des robots et elles sont sous-représentées dans le développement de l'intelligence artificielle, des start-ups numériques et des produits de haute technologie, souligne l'institut européen. La commissaire européenne chargée de l'égalité, Helena Dalli, a appelé à mettre en ?uvre intégralement la stratégie de l'UE en faveur de l'égalité entre les hommes et les femmes adoptée cette année pour les cinq ans à venir. De son côté, l'Institut belge pour l'égalité des femmes et des hommes a mis à jour jeudi des statistiques confirmant que, si les taux d'emploi des femmes et des hommes tendent à se rejoindre ces dernières années, l'évolution du partage des tâches à la maison est beaucoup plus lente. Près de la moitié des travailleuses ayant de jeunes enfants (46%) adaptent leur organisation de travail, contre seulement 22% des hommes dans la même situation. Il s'agit le plus souvent de prester moins d'heures de travail: 24% des jeunes mères prennent cette décision contre 6% des jeunes pères. "Le nouveau gouvernement promet de porter à 20 jours le congé de naissance pour les pères et les coparentes. L'Institut se félicite de cette mesure. De plus, le fait de rendre le congé de naissance obligatoire devrait alléger la pression qui pousse à donner la priorité au travail", indique-t-il dans un communiqué. (Belga)