La vice-Première ministre a eu un échange qu'elle qualifie de "constructif" avec son homologue sur la situation dans la région du Tigré, au sujet de laquelle elle a exprimé "la grande préoccupation de la Belgique". Outre le cessez-le-feu, Sophie Wilmès a plaidé "pour un accès urgent des organisations humanitaires à la zone de conflit et pour une préservation absolue des civils dans le cadre des opérations militaires", ajoutant que le dialogue était "la seule voie possible pour assurer une sortie durable de ce conflit." Le cheffe de la diplomatie belge a par ailleurs exprimé son soutien aux initiatives de médiation, en particulier celle initiée par l'Union africaine, et encouragé son homologue "à saisir cette opportunité". Le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu mardi, sans produire de déclaration commune, sa première réunion consacrée à la guerre au Tigré en Éthiopie qui a fait fuir plus de 40.000 personnes vers le Soudan voisin. La réunion avait été convoquée à la demande des membres européens du Conseil - Belgique, Allemagne, France, Estonie, Royaume-Uni - et des Etats-Unis, après l'annulation mardi tôt par leurs homologues africains d'une session qu'ils avaient eux-mêmes demandée lundi. "Il est nécessaire de laisser plus de temps aux efforts régionaux engagés", a expliqué un diplomate africain sous couvert d'anonymat afin d'expliquer le recul de l'Afrique du Sud, présidente en exercice de l'Union africaine, du Niger, de la Tunisie et de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, quatre membres non permanents du Conseil de sécurité. Laissant transparaître une certaine impatience, les Européens avaient imposé ensuite le maintien d'une réunion, la première tenue depuis le début de la guerre il y a près de trois semaines. "Les pays africains disent +solutions africaines pour problèmes africains+. C'est quelque chose que nous devons respecter, mais jusqu'à un certain point", a fait valoir un diplomate européen sous couvert d'anonymat. "A un moment donné, on doit le mettre (le dossier éthiopien) à l'agenda, même si ça ne plaît pas aux Africains", a-t-il ajouté. L'Union africaine avait annoncé vendredi que trois ex-présidents avaient été désignés pour tenter une médiation en Éthiopie, Joaquim Chissano (Mozambique), Ellen Johnson-Sirleaf (Liberia) et Kgalema Motlanthe (Afrique du Sud). (Belga)

La vice-Première ministre a eu un échange qu'elle qualifie de "constructif" avec son homologue sur la situation dans la région du Tigré, au sujet de laquelle elle a exprimé "la grande préoccupation de la Belgique". Outre le cessez-le-feu, Sophie Wilmès a plaidé "pour un accès urgent des organisations humanitaires à la zone de conflit et pour une préservation absolue des civils dans le cadre des opérations militaires", ajoutant que le dialogue était "la seule voie possible pour assurer une sortie durable de ce conflit." Le cheffe de la diplomatie belge a par ailleurs exprimé son soutien aux initiatives de médiation, en particulier celle initiée par l'Union africaine, et encouragé son homologue "à saisir cette opportunité". Le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu mardi, sans produire de déclaration commune, sa première réunion consacrée à la guerre au Tigré en Éthiopie qui a fait fuir plus de 40.000 personnes vers le Soudan voisin. La réunion avait été convoquée à la demande des membres européens du Conseil - Belgique, Allemagne, France, Estonie, Royaume-Uni - et des Etats-Unis, après l'annulation mardi tôt par leurs homologues africains d'une session qu'ils avaient eux-mêmes demandée lundi. "Il est nécessaire de laisser plus de temps aux efforts régionaux engagés", a expliqué un diplomate africain sous couvert d'anonymat afin d'expliquer le recul de l'Afrique du Sud, présidente en exercice de l'Union africaine, du Niger, de la Tunisie et de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, quatre membres non permanents du Conseil de sécurité. Laissant transparaître une certaine impatience, les Européens avaient imposé ensuite le maintien d'une réunion, la première tenue depuis le début de la guerre il y a près de trois semaines. "Les pays africains disent +solutions africaines pour problèmes africains+. C'est quelque chose que nous devons respecter, mais jusqu'à un certain point", a fait valoir un diplomate européen sous couvert d'anonymat. "A un moment donné, on doit le mettre (le dossier éthiopien) à l'agenda, même si ça ne plaît pas aux Africains", a-t-il ajouté. L'Union africaine avait annoncé vendredi que trois ex-présidents avaient été désignés pour tenter une médiation en Éthiopie, Joaquim Chissano (Mozambique), Ellen Johnson-Sirleaf (Liberia) et Kgalema Motlanthe (Afrique du Sud). (Belga)