Cette sorte d'"examen oral" est le troisième du genre après des exercices similaires en juin 2015 à Bonn (Allemagne) et en novembre 2016, à Marrakech, au Maroc, lors de la COP22.

L'exercice d'évaluation multilatérale, ou "multilateral assessment" dans le jargon onusien, voit les pays développés faire, périodiquement, un état des lieux de leurs efforts climatiques. L'exercice est notamment censé augmenter la confiance entre pays développés et en développement.

Le Plat pays faisait partie d'un premier groupe de six pays, dont les progrès par rapport aux objectifs climatiques pour 2020 ont été évalués.

Le chef du service fédéral changements climatiques, Peter Wittoeck, a exposé les résultats de la Belgique, qui a vu ses émissions de gaz à effet de serre diminuer de 22% entre 1990 et 2017. Notre pays est parvenu à réaliser un "découplage" des émissions, alors que le PIB belge a crû sur la même période de 59% et la population belge de 14%.

Le haut-fonctionnaire belge a également présenté les objectifs à moyen et long termes de la Belgique et de ses régions, alors que les nouveaux gouvernements wallon et bruxellois ont récemment revu leurs ambitions climatiques à la hausse. La Wallonie vise désormais une réduction de ses émissions de 55% d'ici 2030 et la neutralité carbone d'ici 2050, tout comme la région de Bruxelles-Capitale, qui ambitionne elle de faire baisser ses émissions d'au moins 40% d'ici 2030.

Il a enfin été précisé que la Belgique travaillait toujours à la finalisation de la version définitive de son plan national énergie climat (Pnec) 2021-2030 (la Flandre doit encore adopter son volet du plan) et de sa stratégie à long terme (2050).

Les efforts belges s'inscrivent bien entendu dans une dimension européenne. L'UE s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici 2030 par rapport à 1990 mais l'Union, qui entend se profiler comme un leader mondial dans la lutte contre le réchauffement climatique, devra revoir ses ambitions à la hausse au plus tard d'ici la COP26 prévue fin 2020 à Glasgow.

L'exposé belge a été suivi de questions, exprimées dans un langage très diplomatique, du Japon, de l'Inde, du Brésil, de la Nouvelle-Zélande et de la Suisse. Cette dernière a demandé des précisions sur les arcanes de la politique climatique belge, qui restent un sujet d'étonnement, voire d'incompréhension, en dehors de nos frontières. Quant au Brésil, il s'est enquis de savoir quelle rôle allait jouer les biocarburants dans la sortie de la Belgique, à terme, des carburants fossiles. Le géant sud-américain est en effet un grand producteur de biocarburants.

Des représentants du mouvement "Youth for Climate" étaient présents à Madrid lors de l'évaluation multilatérale et voient dans les questions posées par certains pays une confirmation de la nécessité, selon eux, d'améliorer la gouvernance climatique en Belgique. "Cela fait (...) plusieurs mois que les jeunes se mobilisent pour demander une loi climat qui scellerait nos objectifs et fluidifierait notre système de gouvernance relative au climat. Alors que le temps presse pour que la Belgique produise son prochain plan climatique d'ici le 31 décembre, nous sommes très inquiets que la Belgique ne soit à nouveau pas à la hauteur des enjeux et des ambitions climatiques européennes", ont déploré dimanche les jeunes activistes.

Cette sorte d'"examen oral" est le troisième du genre après des exercices similaires en juin 2015 à Bonn (Allemagne) et en novembre 2016, à Marrakech, au Maroc, lors de la COP22. L'exercice d'évaluation multilatérale, ou "multilateral assessment" dans le jargon onusien, voit les pays développés faire, périodiquement, un état des lieux de leurs efforts climatiques. L'exercice est notamment censé augmenter la confiance entre pays développés et en développement. Le Plat pays faisait partie d'un premier groupe de six pays, dont les progrès par rapport aux objectifs climatiques pour 2020 ont été évalués. Le chef du service fédéral changements climatiques, Peter Wittoeck, a exposé les résultats de la Belgique, qui a vu ses émissions de gaz à effet de serre diminuer de 22% entre 1990 et 2017. Notre pays est parvenu à réaliser un "découplage" des émissions, alors que le PIB belge a crû sur la même période de 59% et la population belge de 14%. Le haut-fonctionnaire belge a également présenté les objectifs à moyen et long termes de la Belgique et de ses régions, alors que les nouveaux gouvernements wallon et bruxellois ont récemment revu leurs ambitions climatiques à la hausse. La Wallonie vise désormais une réduction de ses émissions de 55% d'ici 2030 et la neutralité carbone d'ici 2050, tout comme la région de Bruxelles-Capitale, qui ambitionne elle de faire baisser ses émissions d'au moins 40% d'ici 2030. Il a enfin été précisé que la Belgique travaillait toujours à la finalisation de la version définitive de son plan national énergie climat (Pnec) 2021-2030 (la Flandre doit encore adopter son volet du plan) et de sa stratégie à long terme (2050). Les efforts belges s'inscrivent bien entendu dans une dimension européenne. L'UE s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici 2030 par rapport à 1990 mais l'Union, qui entend se profiler comme un leader mondial dans la lutte contre le réchauffement climatique, devra revoir ses ambitions à la hausse au plus tard d'ici la COP26 prévue fin 2020 à Glasgow. L'exposé belge a été suivi de questions, exprimées dans un langage très diplomatique, du Japon, de l'Inde, du Brésil, de la Nouvelle-Zélande et de la Suisse. Cette dernière a demandé des précisions sur les arcanes de la politique climatique belge, qui restent un sujet d'étonnement, voire d'incompréhension, en dehors de nos frontières. Quant au Brésil, il s'est enquis de savoir quelle rôle allait jouer les biocarburants dans la sortie de la Belgique, à terme, des carburants fossiles. Le géant sud-américain est en effet un grand producteur de biocarburants. Des représentants du mouvement "Youth for Climate" étaient présents à Madrid lors de l'évaluation multilatérale et voient dans les questions posées par certains pays une confirmation de la nécessité, selon eux, d'améliorer la gouvernance climatique en Belgique. "Cela fait (...) plusieurs mois que les jeunes se mobilisent pour demander une loi climat qui scellerait nos objectifs et fluidifierait notre système de gouvernance relative au climat. Alors que le temps presse pour que la Belgique produise son prochain plan climatique d'ici le 31 décembre, nous sommes très inquiets que la Belgique ne soit à nouveau pas à la hauteur des enjeux et des ambitions climatiques européennes", ont déploré dimanche les jeunes activistes.