La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé jeudi le lancement d'une initiative franco-allemande afin de permettre l'accueil dans l'UE de migrants mineurs qui se trouvaient à Moria. "L'Allemagne et la France vont y participer, j'espère aussi d'autres États membres", a-t-elle exhorté, estimant que le drame de Moria devait pousser les pays de l'UE à "enfin" aboutir à une politique migratoire commune, qui actuellement "n'existe pas". Le président français Emmanuel Macron a indiqué que Paris était en train de se coordonner avec Berlin pour l'accueil de réfugiés. Dans la foulée, les Pays-Bas ont proposé d'accueillir une centaine de migrants, pour moitié mineurs, parmi les milliers qui se retrouvent sans abri. "Nous n'avons pas encore reçu de demande", a pour sa part répondu vendredi le cabinet de Mme De Block, interrogé par Belga. "On l'analysera quand elle arrivera", a-t-il ajouté sans fermer de porte. La Belgique est l'un des rares pays de l'Union qui accueillent déjà des mineurs d'âge non accompagnés (MENA) provenant des camps de réfugiés des îles grecques. Dix-huit d'entre eux sont ainsi arrivés le mois dernier sur le sol belge. Six autres pays (France, Luxembourg, Allemagne, Irlande, Portugal et Finlande) participent à ce mécanisme temporaire coordonné par la Commission européenne, pour un total de quelque 640 personnes "relocalisées" (enfants, adolescents et familles d'enfants malades). Mais plutôt que de telles solutions ad hoc, comme il en existe aussi à chaque fois qu'un bateau recueille des migrants, la Belgique plaide depuis longtemps pour un mécanisme structurel de solidarité, sur base de critères objectifs et qui place tous les États membres face à leurs responsabilités, afin de soulager les pays de première entrée confrontés à la plus forte presse. "La Belgique fait déjà plus que la plupart des États membres, plus que la France et l'Allemagne même, si l'on compare au nombre d'habitants ou au PIB par habitant", assure-t-on au cabinet de Mme De Block (Open Vld). Le vice-président de la Commission européenne, Margaritis Schinas, qui s'est rendu jeudi à Lesbos, a indiqué que des navires financés par l'UE hébergeraient les demandeurs d'asile vulnérables. La Commission a déjà contribué au transfert en Grèce continentale de 400 mineurs non accompagnés en vue de leur relocalisation en Europe. Des secours européens ont aussi été dépêchés. La Belgique, parmi d'autres, a annoncé jeudi l'envoi d'une équipe médicale d'urgence de 13 personnes à Lesbos, via le mécanisme B-Fast, après une demande du ministère grec de la Santé à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour prévenir la propagation du coronavirus dans le camp. (Belga)

La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé jeudi le lancement d'une initiative franco-allemande afin de permettre l'accueil dans l'UE de migrants mineurs qui se trouvaient à Moria. "L'Allemagne et la France vont y participer, j'espère aussi d'autres États membres", a-t-elle exhorté, estimant que le drame de Moria devait pousser les pays de l'UE à "enfin" aboutir à une politique migratoire commune, qui actuellement "n'existe pas". Le président français Emmanuel Macron a indiqué que Paris était en train de se coordonner avec Berlin pour l'accueil de réfugiés. Dans la foulée, les Pays-Bas ont proposé d'accueillir une centaine de migrants, pour moitié mineurs, parmi les milliers qui se retrouvent sans abri. "Nous n'avons pas encore reçu de demande", a pour sa part répondu vendredi le cabinet de Mme De Block, interrogé par Belga. "On l'analysera quand elle arrivera", a-t-il ajouté sans fermer de porte. La Belgique est l'un des rares pays de l'Union qui accueillent déjà des mineurs d'âge non accompagnés (MENA) provenant des camps de réfugiés des îles grecques. Dix-huit d'entre eux sont ainsi arrivés le mois dernier sur le sol belge. Six autres pays (France, Luxembourg, Allemagne, Irlande, Portugal et Finlande) participent à ce mécanisme temporaire coordonné par la Commission européenne, pour un total de quelque 640 personnes "relocalisées" (enfants, adolescents et familles d'enfants malades). Mais plutôt que de telles solutions ad hoc, comme il en existe aussi à chaque fois qu'un bateau recueille des migrants, la Belgique plaide depuis longtemps pour un mécanisme structurel de solidarité, sur base de critères objectifs et qui place tous les États membres face à leurs responsabilités, afin de soulager les pays de première entrée confrontés à la plus forte presse. "La Belgique fait déjà plus que la plupart des États membres, plus que la France et l'Allemagne même, si l'on compare au nombre d'habitants ou au PIB par habitant", assure-t-on au cabinet de Mme De Block (Open Vld). Le vice-président de la Commission européenne, Margaritis Schinas, qui s'est rendu jeudi à Lesbos, a indiqué que des navires financés par l'UE hébergeraient les demandeurs d'asile vulnérables. La Commission a déjà contribué au transfert en Grèce continentale de 400 mineurs non accompagnés en vue de leur relocalisation en Europe. Des secours européens ont aussi été dépêchés. La Belgique, parmi d'autres, a annoncé jeudi l'envoi d'une équipe médicale d'urgence de 13 personnes à Lesbos, via le mécanisme B-Fast, après une demande du ministère grec de la Santé à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour prévenir la propagation du coronavirus dans le camp. (Belga)