La centrale, d'une capacité de 1.304 mégawatt, soit l'équivalent de la consommation de trois millions de foyers, se situe à proximité de la frontière belgo-néerlandaise à Maasbracht, aux Pays-Bas. Son propriétaire, le groupe énergétique RWE, et la société limbourgeoise Nuhma ont déjà fait part de leur projet de déployer, d'ici 2020, une ligne à haute tension souterraine pour relier la centrale au réseau belge. Mais c'était sans compter le refus du gouvernement néerlandais qui, pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre prévoit de fermer ses centrales au charbon d'ici 2030, et aura donc besoin d'alternatives pour assurer sa sécurité d'approvisionnement en cas d'absence de soleil ou de vent. La Belgique cherche, elle, à augmenter ses capacités en raison de la fermeture programmée des centrales nucléaires en 2025. Pour compenser le besoin d'électricité supplémentaire, la ministre de l'Energie Marie Christine Marghem a mis en place un mécanisme de rémunération de la capacité (CRM) qui prévoit un système de soutien aux centrales au gaz afin de stimuler leur construction et d'assurer une alimentation électrique continue. Dès 2021, des entreprises privées pourront participer aux appels d'offres publics. La centrale de Maasbracht figurait en bonne place puisqu'elle avait un avantage sur les potentiels concurrents qui devaient encore construire leur centrale. Il ne restait plus qu'à la relier au réseau belge. "Maasbracht était une option pour nous, mais seulement si elle était exclusivement reliée à la Belgique", commente le porte-parole de la ministre Marghem, selon qui les discussions se poursuivront avec le ministre néerlandais Eric Wiebes. (Belga)