"Eu égard à l'état de notre économie et de nos finances publiques, à la durabilité de notre système social, à la transition écologique et numérique, à l'innovation, et j'en passe, il y a urgence à agir", explique Luc Denayer, secrétaire général du CCE, instance qui réunit patronat et syndicats. En effet, avec un taux d'endettement de 100% du PIB, un taux de dépenses publiques de 50% du PIB et un déficit budgétaire qui reprend de la hauteur depuis le début de l'année, cela laisse peu de marge de man?uvre pour investir dans l'avenir, écrit La Libre.

"On ne va pas se mentir, on sait que les moyens sont limités, et c'est bien pour cette raison qu'il y a urgence à développer une vision claire de l'avenir pour mettre fin à ces incertitudes qui minent notre société", déclare encore Luc Denayer. Au nom des bancs patronal et syndical, il réclame entre autres davantage de flexibilité budgétaire aux instances européennes. Le rapport du CCE, dont les conclusions sont habituellement plus "balancées", sera remis prochainement au gouvernement.