Le ministre était interrogé à New York, en marge d'un événement onusien mettant en valeur quelques pays considérés comme les bons élèves de la protection océanique, et auquel participait la jeune activiste suédoise Greta Thunberg. "Ce rapport du Giec montre clairement qu'on doit être plus ambitieux, que l'on doit faire plus. La Belgique, elle, est reconnue comme Blue Leader, ce qui signifie que l'on fait déjà beaucoup, mais il faut encore plus", a souligné M. De Backer. Une Déclaration de Bruxelles sur le changement climatique et la préservation des océans a été signée le 19 février dernier par 40 pays et organisations. Elle enjoint aux États de prendre d'ici 2023 des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre produites par le secteur des armateurs, l'un des plus polluants au monde. La Belgique est ainsi inscrite dans une coalition de pays qui se sont engagés à réduire de moitié les émissions dues à la navigation maritime. Témoignant de davantage d'ambition, les autorités belges et les armateurs belges se sont en outre engagés à se diriger vers la neutralité climatique. Les ports sont aussi associés. En matière de protection territoriale, "nous avons déjà protégé 35% de notre territoire marin, et nous plaidons pour un traité international qui protégerait 30% du territoire mondial", ajoute M. De Backer (Open Vld). L'action diplomatique internationale est indispensable pour la Belgique, "petit pays qui est aussi victime des choix des autres" puissances commerciales, fait observer le ministre. Quant à la préservation du littoral belge contre la montée des eaux, les autorités agissent notamment sur le renforcement des dunes et gardent toujours, dans leurs cartons, le projet d'îlots artificiels au large de la Côte. (Belga)