Une réunion technique a eu lieu pendant l'été et une autre est prévue prochainement. Le gouvernement fédéral conserve dans ce domaine la position qu'il a adoptée avant sa démission: ces combattants qui ont rallié l'Etat Islamique doivent être jugés au plus près de l'endroit où ils ont commis leurs crimes. Tout changement impliquerait un détour par le parlement puisque le gouvernement est en affaires courantes, a fait remarquer le ministre. Le patron de l'Organe de Coordination et d'Analyse de la Menace (OCAM), Paul Van Tigchelt, envisage que des djihadistes belges soient jugés en Belgique. Un grand nombre d'entre eux se trouvent des camps dans le nord-est de la Syrie, gérés par les forces kurdes. L'invasion turque de cette région fait craindre qu'ils puissent s'enfuir et disparaître dans la nature. Si ce risque existe, il vaudrait mieux les rapatrier, a expliqué M. Van Tigchelt, interrogé par la VRT. M. Reynders n'a pas voulu commenter cette prise de position. "Je présume qu'il y aura une discussion au sein du Conseil National de Sécurité auquel l'OCAM participe aux côtés du gouvernement et d'autres services de sécurité et judiciaires", a-t-il dit. (Belga)