Cette importance du chômage des jeunes est constatée tant en Flandre (où le rapport entre le chômage des moins de 25 ans et celui des plus de 25 ans est de 3,3) qu'à Bruxelles (2,2) et en Wallonie (3,1). Au sein de l'Union européenne, ce rapport est de 2,4. L'Allemagne (1,4) et le Danemark (2,2) font office de bons élèves, tandis que la Grèce (2,8) et la France (2,7) font à peine mieux que la Belgique.

L'Ires pointe plusieurs facteurs pour expliquer les mauvaises performances belges dans le domaine du taux d'emploi des jeunes. Les jeunes chômeurs belges sont faiblement qualifiés, le salaire minimum est trop élevé en Belgique, tandis que les aides à l'emploi sont trop peu ciblées. L'institut souligne également que le système d'enseignement est inadapté et que le suivi des chômeurs est trop peu ciblé.