Basées sur des modèles informatiques, les cartes de la Cellule interrégionale de l'environnement fournissent pour l'ensemble du territoire belge une image représentative de l'air que nous respirons. Ces cartes incluent également la pollution de l'air dans les rues étroites et fréquentées bordées de bâtiments (les rues canyons, NDLR) qui n'est pas ou peu mesurée. "Nous voyons ainsi pour la première fois que les normes sont aussi dépassées dans des villes wallonnes comme Liège, Charleroi et Mons", explique Greenpeace. Les concentrations en dioxyde d'azote (NO2) en particulier dépassent tant la valeur annuelle européenne que le seuil fixé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de 40 µg/m3 en de nombreux endroits. "Ces cartes prouvent à quel point nos gouvernements ne protègent pas les citoyens contre les dommages que la pollution atmosphérique cause à notre santé", poursuit Greenpeace. Or la pollution atmosphérique est à l'origine de milliers de décès prématurés chaque année, ainsi que de maladies cardiovasculaires, de problèmes respiratoires et de cancers, rappelle encore l'organisation et que le trafic motorisé est une des sources principales de la pollution de l'air. Selon un rapport de la Commission européenne datant de 2013, la pollution atmosphérique coûte pas moins de 8 milliards d'euros par an au système de santé belge, soit 725 euros par Belge. La Commission a d'ailleurs critiqué à plusieurs reprises notre pays pour ne pas avoir respecté les normes de qualité de l'air, en particulier autour d'Anvers et de Bruxelles, et a franchi un pas de plus en février dans une procédure d'infraction en cours. Une saisie de la Cour de justice de l'Union européenne est imminente. "Nos politiciens ne peuvent plus s'abriter derrière l'explication de l'amélioration constante de la qualité de l'air", poursuit Greenpeace. "Il est inacceptable que les normes sanitaires européennes soient toujours foulées au pied dix ans après leur entrée en vigueur alors que des solutions comme la taxe kilométrique intelligente sont enterrées politiquement. Il appartient maintenant au pouvoir judiciaire de rappeler les autorités à leur devoir de protection." Dans la procédure intentée par Greenpeace contre la Région flamande, la cour d'appel doit en principe rendre son arrêt à la fin du mois de mars. Greenpeace a par contre décidé d'aller en appel dans le litige qui l'oppose à la Région wallonne, le juge ayant estimé fin janvier que la Wallonie se conformait aux obligations européennes en matière de pollution atmosphérique. Dans le cadre du procès de l'organisation environnementale ClientEarth et de cinq bruxellois contre la Région bruxelloise, des mesures supplémentaires ont été imposées par le tribunal. (Belga)

Basées sur des modèles informatiques, les cartes de la Cellule interrégionale de l'environnement fournissent pour l'ensemble du territoire belge une image représentative de l'air que nous respirons. Ces cartes incluent également la pollution de l'air dans les rues étroites et fréquentées bordées de bâtiments (les rues canyons, NDLR) qui n'est pas ou peu mesurée. "Nous voyons ainsi pour la première fois que les normes sont aussi dépassées dans des villes wallonnes comme Liège, Charleroi et Mons", explique Greenpeace. Les concentrations en dioxyde d'azote (NO2) en particulier dépassent tant la valeur annuelle européenne que le seuil fixé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de 40 µg/m3 en de nombreux endroits. "Ces cartes prouvent à quel point nos gouvernements ne protègent pas les citoyens contre les dommages que la pollution atmosphérique cause à notre santé", poursuit Greenpeace. Or la pollution atmosphérique est à l'origine de milliers de décès prématurés chaque année, ainsi que de maladies cardiovasculaires, de problèmes respiratoires et de cancers, rappelle encore l'organisation et que le trafic motorisé est une des sources principales de la pollution de l'air. Selon un rapport de la Commission européenne datant de 2013, la pollution atmosphérique coûte pas moins de 8 milliards d'euros par an au système de santé belge, soit 725 euros par Belge. La Commission a d'ailleurs critiqué à plusieurs reprises notre pays pour ne pas avoir respecté les normes de qualité de l'air, en particulier autour d'Anvers et de Bruxelles, et a franchi un pas de plus en février dans une procédure d'infraction en cours. Une saisie de la Cour de justice de l'Union européenne est imminente. "Nos politiciens ne peuvent plus s'abriter derrière l'explication de l'amélioration constante de la qualité de l'air", poursuit Greenpeace. "Il est inacceptable que les normes sanitaires européennes soient toujours foulées au pied dix ans après leur entrée en vigueur alors que des solutions comme la taxe kilométrique intelligente sont enterrées politiquement. Il appartient maintenant au pouvoir judiciaire de rappeler les autorités à leur devoir de protection." Dans la procédure intentée par Greenpeace contre la Région flamande, la cour d'appel doit en principe rendre son arrêt à la fin du mois de mars. Greenpeace a par contre décidé d'aller en appel dans le litige qui l'oppose à la Région wallonne, le juge ayant estimé fin janvier que la Wallonie se conformait aux obligations européennes en matière de pollution atmosphérique. Dans le cadre du procès de l'organisation environnementale ClientEarth et de cinq bruxellois contre la Région bruxelloise, des mesures supplémentaires ont été imposées par le tribunal. (Belga)