Ce camp géré par l'ONU et des ONG, à quelques kilomètres de la frontière avec la Syrie, accueille depuis 2012 pas moins de 80.000 personnes ayant fui la guerre civile qui sévit en Syrie depuis 2011. La moitié sont des enfants. Bien que le nombre de réfugiés n'ait plus fortement augmenté ces dernières années, la population du camp s'accroît, avec la naissance de 80 bébés en moyenne par semaine. Les tentes y ont été progressivement remplacées par des conteneurs tandis que l'eau courante, l'électricité, l'école, des centres communautaires et des magasins s'y sont développés. Les besoins restent toutefois criants: le Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM) a vu son financement se réduire et les petites cabines, qui ont dix ans d'âge, ont fait leur temps. De plus, la pandémie de covid a lourdement pénalisé les enfants, privés d'école pendant une longue période. Mais la situation dans les camps ne doit pas non plus faire oublier celle en Syrie, a souligné Mme Kitir. "La crise syrienne reste l'une des crises humanitaires les plus graves du moment. La moitié des enfants syriens n'ont rien connu d'autre que la guerre. Treize millions de personnes en Syrie ont besoin d'aide humanitaire, où la famine avance toujours dans certaines parties du pays", a ajouté la ministre. Une partie des 8 millions d'euros ira au PAM, une autre à des ONG, avec des mécanismes de contrôle de la destination de l'argent. "L'aide humanitaire internationale restera nécessaire tant qu'il n'y aura pas de solution politique" à la guerre civile syrienne, a averti Meryame Kitir. L'apport belge visera en particulier le nord-est de la Syrie, où l'aide humanitaire a peiné à être acheminée ces dernières années, et où les besoins sont donc plus les plus lourds. (Belga)

Ce camp géré par l'ONU et des ONG, à quelques kilomètres de la frontière avec la Syrie, accueille depuis 2012 pas moins de 80.000 personnes ayant fui la guerre civile qui sévit en Syrie depuis 2011. La moitié sont des enfants. Bien que le nombre de réfugiés n'ait plus fortement augmenté ces dernières années, la population du camp s'accroît, avec la naissance de 80 bébés en moyenne par semaine. Les tentes y ont été progressivement remplacées par des conteneurs tandis que l'eau courante, l'électricité, l'école, des centres communautaires et des magasins s'y sont développés. Les besoins restent toutefois criants: le Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM) a vu son financement se réduire et les petites cabines, qui ont dix ans d'âge, ont fait leur temps. De plus, la pandémie de covid a lourdement pénalisé les enfants, privés d'école pendant une longue période. Mais la situation dans les camps ne doit pas non plus faire oublier celle en Syrie, a souligné Mme Kitir. "La crise syrienne reste l'une des crises humanitaires les plus graves du moment. La moitié des enfants syriens n'ont rien connu d'autre que la guerre. Treize millions de personnes en Syrie ont besoin d'aide humanitaire, où la famine avance toujours dans certaines parties du pays", a ajouté la ministre. Une partie des 8 millions d'euros ira au PAM, une autre à des ONG, avec des mécanismes de contrôle de la destination de l'argent. "L'aide humanitaire internationale restera nécessaire tant qu'il n'y aura pas de solution politique" à la guerre civile syrienne, a averti Meryame Kitir. L'apport belge visera en particulier le nord-est de la Syrie, où l'aide humanitaire a peiné à être acheminée ces dernières années, et où les besoins sont donc plus les plus lourds. (Belga)