Le pays glane 3% des près de deux mille milliards d'euros que la Commission européenne a validés depuis qu'elle a assoupli à la mi-mars ses règles sur les aides d'État, dans le but d'inciter les pouvoirs publics à investir massivement dans leurs économies frappées par la crise. Il figure ainsi à la 5e position d'un classement emmené par l'Allemagne (51%), la France (17%), l'Italie (15,5%) et le Royaume-Uni (4%, ce dernier pays étant sorti politiquement de l'UE mais restant dans le marché intérieur jusqu'à expiration de l'actuelle période de transition). Plus grosse économie d'Europe de l'est, la Pologne suit la Belgique, à 2,5%, tandis que les autres États membres se succèdent entre 0,5% et 1,4% de l'enveloppe déjà approuvée. Ces taux trahissent de fortes disparités entre États membres. La part de l'Allemagne - à 51% de l'enveloppe des aides d'État approuvées alors que son économie pèse un cinquième de celle de l'UE - s'explique aussi par les marges budgétaires dont elle dispose pour soutenir son économie, commentait-on à la Commission. Mais ces disparités ne manquent pas d'inquiéter la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager. Dans le quotidien allemande "Süddeutsche Zeitung", la Danoise souligne le risque de fausser la concurrence dans le marché intérieur et de ralentir la reprise économique. C'est notamment pour éviter de telles disparités que l'UE élabore actuellement un plan de relance qui devrait permettre de soutenir davantage les économies les plus touchées, a fait valoir la Commission. L'UE a en outre déjà décidé d'un paquet d'aides d'urgence pour 540 milliards d'euros. Par ailleurs, les entreprises allemandes soutenues par les pouvoirs publics aident indirectement d'autres entreprises de l'Union avec lesquelles elles commercent, vu l'intégration importante des chaînes de valeurs sur le continent, a fait observer la Commission. (Belga)

Le pays glane 3% des près de deux mille milliards d'euros que la Commission européenne a validés depuis qu'elle a assoupli à la mi-mars ses règles sur les aides d'État, dans le but d'inciter les pouvoirs publics à investir massivement dans leurs économies frappées par la crise. Il figure ainsi à la 5e position d'un classement emmené par l'Allemagne (51%), la France (17%), l'Italie (15,5%) et le Royaume-Uni (4%, ce dernier pays étant sorti politiquement de l'UE mais restant dans le marché intérieur jusqu'à expiration de l'actuelle période de transition). Plus grosse économie d'Europe de l'est, la Pologne suit la Belgique, à 2,5%, tandis que les autres États membres se succèdent entre 0,5% et 1,4% de l'enveloppe déjà approuvée. Ces taux trahissent de fortes disparités entre États membres. La part de l'Allemagne - à 51% de l'enveloppe des aides d'État approuvées alors que son économie pèse un cinquième de celle de l'UE - s'explique aussi par les marges budgétaires dont elle dispose pour soutenir son économie, commentait-on à la Commission. Mais ces disparités ne manquent pas d'inquiéter la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager. Dans le quotidien allemande "Süddeutsche Zeitung", la Danoise souligne le risque de fausser la concurrence dans le marché intérieur et de ralentir la reprise économique. C'est notamment pour éviter de telles disparités que l'UE élabore actuellement un plan de relance qui devrait permettre de soutenir davantage les économies les plus touchées, a fait valoir la Commission. L'UE a en outre déjà décidé d'un paquet d'aides d'urgence pour 540 milliards d'euros. Par ailleurs, les entreprises allemandes soutenues par les pouvoirs publics aident indirectement d'autres entreprises de l'Union avec lesquelles elles commercent, vu l'intégration importante des chaînes de valeurs sur le continent, a fait observer la Commission. (Belga)