L'initiative, amenée par le ministre de la Justice Koen Geens aux côtés de six autres pays, a pour but d'aider les procureurs à coordonner plus activement leur action et à identifier les suspects ou les réseaux qui font l'objet d'enquêtes dans des affaires pouvant avoir des implications transfrontalières. Elle a été lancée à la suite des attentats terroristes survenus à Paris en novembre 2015. Le registre antiterroriste appelé "Counter-Terrorism Register" (CTR) a été lancé au sein d'Eurojust afin de renforcer la réponse judiciaire dans les 28 États membres de l'Union européenne face aux menaces terroristes et d'améliorer la sécurité des citoyens. Le CTR est entré en vigueur le 1er septembre. Il est géré par Eurojust à La Haye (Pays-Bas) 24 heures sur 24 et fournit un soutien proactif aux autorités judiciaires nationales. À la suite des attentats terroristes de novembre 2015 en France, des liens transfrontaliers entre les suspects ont été immédiatement détectés. La France, l'Allemagne, l'Espagne, la Belgique, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas ont pris l'initiative de mettre en place un registre au sein d'Eurojust pour recueillir des informations de nature judiciaire sur les affaires de terrorisme et les réseaux criminels concernés, et pour identifier les besoins au niveau de la coordination des enquêtes. Tous les États membres peuvent utiliser le CTR et sont invités à enregistrer les informations sur les suspects. (Belga)