Près de deux ans après le déclenchement de la pandémie de coronavirus en Chine, les activités de l'Unicef sont toujours perturbées. "On continue notre mission qui consiste à aider chaque enfant mais nos moyens sont insuffisants", explique à Belga Rudi Decort, chargé de communication pour l'Unicef. "On fait face à une triple crise: l'aggravation du réchauffement climatique, la crise sanitaire qui perdure et l'augmentation de la pauvreté", pointe-t-il. Mais malgré le contexte peu favorable, le combat d'Unicef pour "protéger chaque enfant en détresse" reste intact. Près de la moitié du budget de l'organisation est actuellement consacré à la survie, alors que 5,2 millions d'enfants de moins de cinq ans décèdent chaque année. "Le premier indicateur du niveau de développement d'un pays, c'est le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans, suivi par le nombre d'enfants de 0 à 18 ans à l'échelle du pays", explique M. Decort. "Les indicateurs économiques tels que le produit national brut (PNB) n'arrivent qu'en troisième position." En l'espace de 35 ans, la mortalité infantile a considérablement baissé dans le monde. "Si, aujourd'hui, il y a encore 14.200 enfants de moins de cinq qui meurent chaque jour, ils étaient 40.000 à ne pas survivre en 1986", observe-t-il. "Notre objectif est d'arriver à un taux de mortalité le plus proche de zéro possible". Mais le coronavirus met des bâtons dans les roues de l'Unicef. La pandémie de Covid-19 a ainsi entrainé un retard vaccinal préoccupant pour d'autres maladies mortelles, dans plusieurs pays. Le Pakistan par exemple a fait face à des flambées de rougeole. D'après des chiffres récents publiés par l'Organisation mondiale de la Santé et l'Unicef, en 2020, 23 millions d'enfants n'ont par ailleurs pas reçu leurs trois doses du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. La crise climatique vient aussi entraver les plans de l'Unicef. Dans un récent rapport, l'organisation a mis en avant qu'un milliard d'enfants étaient exposés à de très hauts risques à cause du dérèglement climatique. "Avec la pandémie de Covid-19 et le changement climatique, les inégalités se creusent et la pauvreté augmente", déplore l'Unicef, à l'aube de son 75e anniversaire. "En dépit de ces deux ralentisseurs énormes, on a comme mission d'atteindre les objectifs de développement durables", indique M. Decort, qui appelle à "enrayer cette mécanique négative". "Notre priorité est de garantir le respect des droits de l'enfant et leur permettre de grandir en toute sécurité et de s'épanouir", rappelle l'organisation. Les Objectifs de Développement Durable (ODD) visent notamment à mettre fin à la pauvreté, à permettre à toutes et tous de vivre en bonne santé en enrayant entre autres les maladies transmissibles, à assurer l'accès à une éducation de qualité et à lutter contre les conséquences du changement climatique à l'horizon 2030. Ces objectifs, portés par les Nations unies et opérationnels depuis 2016, remplacent les objectifs du millénaire pour le développement. L'Unicef est actif dans 191 pays et territoires et dépend totalement de contributions volontaires. (Belga)

Près de deux ans après le déclenchement de la pandémie de coronavirus en Chine, les activités de l'Unicef sont toujours perturbées. "On continue notre mission qui consiste à aider chaque enfant mais nos moyens sont insuffisants", explique à Belga Rudi Decort, chargé de communication pour l'Unicef. "On fait face à une triple crise: l'aggravation du réchauffement climatique, la crise sanitaire qui perdure et l'augmentation de la pauvreté", pointe-t-il. Mais malgré le contexte peu favorable, le combat d'Unicef pour "protéger chaque enfant en détresse" reste intact. Près de la moitié du budget de l'organisation est actuellement consacré à la survie, alors que 5,2 millions d'enfants de moins de cinq ans décèdent chaque année. "Le premier indicateur du niveau de développement d'un pays, c'est le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans, suivi par le nombre d'enfants de 0 à 18 ans à l'échelle du pays", explique M. Decort. "Les indicateurs économiques tels que le produit national brut (PNB) n'arrivent qu'en troisième position." En l'espace de 35 ans, la mortalité infantile a considérablement baissé dans le monde. "Si, aujourd'hui, il y a encore 14.200 enfants de moins de cinq qui meurent chaque jour, ils étaient 40.000 à ne pas survivre en 1986", observe-t-il. "Notre objectif est d'arriver à un taux de mortalité le plus proche de zéro possible". Mais le coronavirus met des bâtons dans les roues de l'Unicef. La pandémie de Covid-19 a ainsi entrainé un retard vaccinal préoccupant pour d'autres maladies mortelles, dans plusieurs pays. Le Pakistan par exemple a fait face à des flambées de rougeole. D'après des chiffres récents publiés par l'Organisation mondiale de la Santé et l'Unicef, en 2020, 23 millions d'enfants n'ont par ailleurs pas reçu leurs trois doses du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. La crise climatique vient aussi entraver les plans de l'Unicef. Dans un récent rapport, l'organisation a mis en avant qu'un milliard d'enfants étaient exposés à de très hauts risques à cause du dérèglement climatique. "Avec la pandémie de Covid-19 et le changement climatique, les inégalités se creusent et la pauvreté augmente", déplore l'Unicef, à l'aube de son 75e anniversaire. "En dépit de ces deux ralentisseurs énormes, on a comme mission d'atteindre les objectifs de développement durables", indique M. Decort, qui appelle à "enrayer cette mécanique négative". "Notre priorité est de garantir le respect des droits de l'enfant et leur permettre de grandir en toute sécurité et de s'épanouir", rappelle l'organisation. Les Objectifs de Développement Durable (ODD) visent notamment à mettre fin à la pauvreté, à permettre à toutes et tous de vivre en bonne santé en enrayant entre autres les maladies transmissibles, à assurer l'accès à une éducation de qualité et à lutter contre les conséquences du changement climatique à l'horizon 2030. Ces objectifs, portés par les Nations unies et opérationnels depuis 2016, remplacent les objectifs du millénaire pour le développement. L'Unicef est actif dans 191 pays et territoires et dépend totalement de contributions volontaires. (Belga)