L'équipe de chercheurs de la faculté d'informatique de l'UNamur entend réduire la fracture numérique dont sont victimes les personnes âgées, alors que l'usage des applications se généralise dans la plupart des secteurs. "L'outil sera capable d'évaluer la détérioration de l'interaction entre la personne et l'application, que cela soit sur PC, tablette ou smartphone", a expliqué Vincent Englebert, professeur en informatique. "En d'autres termes, il sera en mesure de détecter si le problème résulte d'un tremblement, d'une défaillance visuelle ou encore d'une mauvaise compréhension de la tâche", a-t-il ajouté. "Ensuite, il permettra de réaliser des actions correctives sur mesure et en continu." En pratique, les développeurs d'applications auront à leur disposition un ensemble de codes qu'ils pourront intégrer. Les adaptations se feront ensuite automatiquement ou moyennant l'autorisation de l'utilisateur. Il pourrait s'agir d'agrandir la taille des caractères, des boutons ou encore d'augmenter le contraste entre les menus. La licence sera gratuite pour les organisations sans but lucratif, a encore précisé Vincent Englebert. Le projet Silverkit s'inscrit dans la campagne "Bien vieillir" lancée en 2016 par l'UNamur. Des fonds avaient alors été récoltés auprès du grand public en vue de financer des projets de recherche en lien avec le vieillissement. Un prototype de la plateforme sera testé début 2020 auprès d'un panel d'une quinzaine de personnes de 50 ans et plus. Le service d'Aide et Soins à domicile du Hainaut oriental et l'Université du Temps libre d'Andenne sont également impliqués dans le développement de l'outil. (Belga)