Entamées en mai sous l'égide de la Norvège, à Oslo puis à La Barbade, les discussions entre l'opposition, regroupée autour du président du Parlement Juan Guaido, et le gouvernement du président Nicolas Maduro ont calé le 7 août. Le dirigeant socialiste avait alors suspendu la participation de ses délégués, en réaction à de nouvelles sanctions de l'administration américaine contre son gouvernement. "Parler vaut toujours mieux que se battre. (...) Nous espérons que cela pourra reprendre bientôt", a déclaré Mme Mogherini à Mexico, deuxième étape d'une tournée latino-américaine dans trois pays consacrée en partie à la situation au Venezuela. La diplomate s'est déjà rendue à Cuba et doit poursuivre sa tournée en Colombie. "Je pense que personne n'a intérêt à exacerber les divisions, à exacerber les problèmes économiques du pays", a-t-elle ajouté. Pour la diplomate, tout accord entre l'opposition et le pouvoir devra avoir une "issue démocratique, avec de nouvelles élections présidentielles, sous observation internationale, et le droit pour chacun de participer à la définition démocratique de l'avenir du pays". Nicolas Maduro, au pouvoir depuis 2013, a été réélu pour un second mandat en 2018 à l'issue d'un scrutin boycotté par l'opposition qui en a rejeté les résultats, tout comme une grande partie de la communauté internationale. Fin janvier, le président de l'Assemblée nationale et chef de file de l'opposition, Juan Guaido, s'est autoproclamé président par intérim, reconnu comme tel par une cinquantaine de pays, sans pour autant parvenir à évincer le dirigeant socialiste. (Belga)