"Il y a 20 mois qu'on nous annonce des réformes basculantes et puis finalement, nous n'avons toujours aucune mesure concrète", a ainsi déploré le chef de file des humanistes au parlement wallon, François Desquesnes. Selon ce dernier, les 7,6 milliards annoncés ne constituent par ailleurs que de la "gonflette". "En réalité, sur ce montant, 4,5 milliards avaient déjà été annoncés dans le cadre du plan wallon de transition notamment. Reste donc des dépenses à hauteur de 3 milliards d'euros, sans aucune avancée précise. Nous n'avons rien appris, si ce n'est qu'ils veulent piquer des compétences à la Fédération Wallonie-Bruxelles en matière de sport, de formation initiale ou d'un plan langue pour l'apprentissage du néerlandais. Et évidemment, ils n'en ont pas encore discuté avec la Fédération", a poursuivi François Desquesnes. "Je suis sidéré par le vide de ce qui a été annoncé et effrayé pour le redressement de la Wallonie si c'est là-dessus qu'il doit s'appuyer", a-t-il ajouté. Dans les rangs de l'opposition toujours, le PTB n'est pas plus tendre. "Les montants débloqués sont importants mais malgré quelques changements de formes, c'est toujours les mêmes recettes", a regretté le chef de groupe du parti au sein de l'assemblée régionale, Germain Mugemangango. "On a eu droit à une somme de constats et d'orientations que l'on connaissait déjà. Toujours pas de projets concrets pour la relance. On doit donc se contenter de ce que l'on a pu analyser dans la note de plus de 380 pages du conseil stratégique. Et cette note, s'inquiétant davantage des besoins des multinationales que de ceux des citoyens, ne nous rassurait pas", a-t-il expliqué. "Il y a 22 ans, Elio Di Rupo présentait le contrat d'avenir pour la Wallonie accompagné à l'époque du PRL et d'Ecolo. Soit le même attelage politique et avec les mêmes fondamentaux que le plan de relance actuel. La méthode à l'époque pour relancer notre Région, c'était aussi d'accorder des subsides importants au secteur privé en espérant des effets leviers. Pour quel résultat? Il serait sans doute temps que ces formations politiques se remettent en question et changent de méthode. Il serait temps qu'elles décident d'investir les moyens publics importants dans des projets entièrement contrôlés par la collectivité et qui répondent aux besoins des citoyens", a enfin estimé M. Mugemangango tout en reconnaissant que les montants annoncés sont importants et que "c'est une bonne chose puisqu'on doit investir". (Belga)

"Il y a 20 mois qu'on nous annonce des réformes basculantes et puis finalement, nous n'avons toujours aucune mesure concrète", a ainsi déploré le chef de file des humanistes au parlement wallon, François Desquesnes. Selon ce dernier, les 7,6 milliards annoncés ne constituent par ailleurs que de la "gonflette". "En réalité, sur ce montant, 4,5 milliards avaient déjà été annoncés dans le cadre du plan wallon de transition notamment. Reste donc des dépenses à hauteur de 3 milliards d'euros, sans aucune avancée précise. Nous n'avons rien appris, si ce n'est qu'ils veulent piquer des compétences à la Fédération Wallonie-Bruxelles en matière de sport, de formation initiale ou d'un plan langue pour l'apprentissage du néerlandais. Et évidemment, ils n'en ont pas encore discuté avec la Fédération", a poursuivi François Desquesnes. "Je suis sidéré par le vide de ce qui a été annoncé et effrayé pour le redressement de la Wallonie si c'est là-dessus qu'il doit s'appuyer", a-t-il ajouté. Dans les rangs de l'opposition toujours, le PTB n'est pas plus tendre. "Les montants débloqués sont importants mais malgré quelques changements de formes, c'est toujours les mêmes recettes", a regretté le chef de groupe du parti au sein de l'assemblée régionale, Germain Mugemangango. "On a eu droit à une somme de constats et d'orientations que l'on connaissait déjà. Toujours pas de projets concrets pour la relance. On doit donc se contenter de ce que l'on a pu analyser dans la note de plus de 380 pages du conseil stratégique. Et cette note, s'inquiétant davantage des besoins des multinationales que de ceux des citoyens, ne nous rassurait pas", a-t-il expliqué. "Il y a 22 ans, Elio Di Rupo présentait le contrat d'avenir pour la Wallonie accompagné à l'époque du PRL et d'Ecolo. Soit le même attelage politique et avec les mêmes fondamentaux que le plan de relance actuel. La méthode à l'époque pour relancer notre Région, c'était aussi d'accorder des subsides importants au secteur privé en espérant des effets leviers. Pour quel résultat? Il serait sans doute temps que ces formations politiques se remettent en question et changent de méthode. Il serait temps qu'elles décident d'investir les moyens publics importants dans des projets entièrement contrôlés par la collectivité et qui répondent aux besoins des citoyens", a enfin estimé M. Mugemangango tout en reconnaissant que les montants annoncés sont importants et que "c'est une bonne chose puisqu'on doit investir". (Belga)